Le chef traditionnel Nii Adjei Koofeh IV se dédouane de la démolition du site de Laboma Beach

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 24 lectures
Le chef traditionnel Nii Adjei Koofeh IV se dédouane de la démolition du site de Laboma Beach

Le chef traditionnel Nii Adjei Koofeh IV a formellement rejeté toute implication dans la récente démolition de structures commerciales sur le site de Laboma Beach, dans la municipalité de La Dade-Kotopon. Cette opération, qui a suscité de vives tensions, s'inscrit dans une campagne gouvernementale visant à libérer les zones tampons des cours d'eau pour prévenir les risques d'inondation.

Une opération sous l'égide de la Task Force gouvernementale

Le 13 septembre dernier, plusieurs installations, dont l'établissement Pink Flamingo Lounge, ont été rasées par la Post-Flood Mitigation Task Force. Cette intervention fait suite à une directive nationale émise le 7 août, ordonnant l'évacuation des constructions illégales empiétant sur les zones protégées de la lagune de Kpeshie. L'objectif affiché par les autorités est de restaurer les canaux de drainage naturels de la région du Grand Accra, particulièrement vulnérable aux crues saisonnières.

Le démenti du chef Nii Adjei Koofeh IV

Face aux accusations circulant à son encontre, le Shikitele Nii Adjei Koofeh IV, également chef du quartier Nmati Abonasi, a tenu à clarifier sa position lors d'une réunion publique le 22 septembre. Il affirme n'avoir joué aucun rôle dans l'exécution de ces démolitions, insistant sur le fait qu'il s'agit d'une décision et d'une action relevant exclusivement de l'autorité étatique. Il a exhorté les commerçants et les gestionnaires du site affectés par ces mesures à se tourner vers les instances gouvernementales pour toute réclamation.

Des avertissements ignorés par la gestion du site

Selon le dignitaire, la responsabilité de cette situation incombe en partie à la direction de Laboma Beach Resort. Il soutient que les gestionnaires du complexe avaient été informés à plusieurs reprises de l'illégalité de leurs structures situées dans la zone tampon de la lagune de Kpeshie. Malgré ces mises en garde répétées concernant le non-respect des directives environnementales et d'urbanisme, aucune mesure de mise en conformité n'avait été entreprise par les exploitants, menant inévitablement à l'intervention musclée des autorités publiques.

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