Le chef d'établissement accusé d'abus sexuels menacé d'exclusion du scrutin interne du NDC à Juaben

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 2 lectures
Le chef d'établissement accusé d'abus sexuels menacé d'exclusion du scrutin interne du NDC à Juaben

Le directeur de l'Obuasi Senior High Technical School, Zakaria Abdulai, accusé d'avoir abusé sexuellement d'une quinzaine d'élèves, se présente à la présidence du comité du parti NDC dans la circonscription de Juaben. Un ancien député, Peter Kwakye Ackah, a demandé la disqualification du candidat, arguant que sa présence nuirait à l'image du parti et à la confiance du public.

Accusations de viol et mesures disciplinaires

Selon une enquête menée par le journaliste Manasseh Azure Awuni pour JoyNews, Zakaria Abdulai aurait violé environ seize élèves du lycée technique. Le Ghana Education Service (GES) a immédiatement suspendu l'enseignant, tandis qu'une plainte a été déposée auprès des forces de police. Les faits restent à l'étude judiciaire, mais la suspension administrative montre la gravité des allégations.

Conséquences pour la candidature au NDC de Juaben

Peter Kwakye Ackah, ancien représentant d'Amenfi Central, a appelé le comité de sélection de la circonscription à exclure Abdulai de la course à la présidence du parti. Il a souligné que l'appartenance au parti ne doit pas servir de bouclier à une personne accusée de viol, et a averti que la nomination d'un tel candidat « ferait s'effondrer le parti ». Ackah a également demandé la suspension du directeur du NDC au niveau national.

Pressions exercées sur les autorités nationales

Le même ancien député a sollicité l'intervention du président du Ghana, du ministre de l'Éducation, Haruna Iddrisu, et du ministre de l'Intérieur, Muntaka Mohammed‑Mubarak. Il a exhorté le président à ordonner aux ministres concernés de prendre des mesures rapides, insistant sur le fait que la simple suspension du parti ne suffirait pas à répondre à la gravité des accusations.

Agitation étudiante et réaction du GES

L'affaire a éclaté après que des élèves, estimant que la justice tardait à agir, ont organisé des manifestations qui ont conduit à des dégradations du matériel scolaire et à la fermeture temporaire de l'établissement. Le GES a reconnu que les troubles avaient entraîné des dommages matériels, tout en rappelant que la sécurité des élèves reste une priorité. Ackah a critiqué la municipalité d'Obuasi, notamment la cheffe exécutive locale, pour son manque de réaction face aux plaintes des familles des victimes.

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