Le paysage politique de l'État d'Oyo connaît un nouveau mouvement avec la démission de Segun Ogunwuyi, chef de cabinet du gouverneur Seyi Makinde. Ce départ, effectif depuis le 12 octobre 2026, s'inscrit dans une série de changements au sein de l'administration régionale.
Une démission sans justification explicite
Dans sa lettre officielle adressée au gouverneur, Segun Ogunwuyi a acté son départ immédiat sans toutefois détailler les motivations derrière cette décision. Si le document reste formel, exprimant sa gratitude pour l'honneur d'avoir servi l'État, cette démission survient après plusieurs mois de rumeurs concernant un éloignement progressif entre le collaborateur et la ligne politique actuelle du gouverneur Makinde. M. Ogunwuyi, ancien membre de la Chambre des représentants pour la circonscription d'Ogbomoso, avait pourtant été l'un des soutiens actifs de l'administration en place.
Un exécutif en pleine mutation
Le départ de M. Ogunwuyi n'est pas un cas isolé au sein de l'administration de l'État d'Oyo. Ces derniers mois, plusieurs autres responsables politiques ont quitté leurs fonctions, illustrant une instabilité au sein de l'équipe rapprochée du gouverneur. Bien que le démissionnaire ait réaffirmé sa loyauté envers l'État et le Nigeria, le contexte politique est marqué par les ambitions nationales du gouverneur Makinde, qui prépare une candidature présidentielle pour les élections de 2027 sous la bannière de l'Allied Peoples Movement (APM).
L'avenir politique en question
Pour l'heure, Segun Ogunwuyi n'a pas précisé ses intentions futures ni indiqué s'il comptait poursuivre une nouvelle ambition électorale ou une autre fonction publique. Son parcours, qui l'a mené de l'Assemblée de l'État d'Oyo à la Chambre des représentants fédérale, puis au poste stratégique de chef de cabinet, en fait une figure dont les prochains mouvements seront scrutés par les observateurs de la scène politique nigériane. La capacité du gouverneur Makinde à maintenir la cohésion de son administration à l'approche de l'échéance électorale de 2027 demeure un point d'attention majeur pour la stabilité politique de la région.