Le CHASS soutient l’interdiction du directeur de l’Obuasi SHTS après des accusations d’abus sexuels sur plus de quatorze élèves

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 15 lectures
Le CHASS soutient l’interdiction du directeur de l’Obuasi SHTS après des accusations d’abus sexuels sur plus de quatorze élèves

Le Conference of Heads of Assisted Senior High Schools (CHASS) a confirmé son appui à l’interdiction du directeur de l’Obuasi Senior High Technical School, Zakaria Abdulai, après que plus de quatorze étudiantes aient signalé des faits d’abus sexuels. L’association justifie cette mesure par le respect du principe de présomption d’innocence et la nécessité de garantir une enquête impartiale.

Des révélations journalistiques déclenchent l’enquête

Le scandale a émergé suite à un reportage d’enquête mené par le journaliste d’investigation Manasseh Azure Awuni, qui a mis en lumière des accusations de conduite abusive et systématique de la part du directeur. Le reportage a rapidement suscité l’inquiétude des parents, des élèves et des acteurs du secteur éducatif, entraînant la mise en place d’une procédure d’interdiction provisoire.

Le CHASS invoque le respect du droit naturel et de la due process

Lors d’une interview accordée à Joy News PM Express le 19 octobre 2026, le secrétaire national du CHASS, Primus Baro, a rappelé que la suspension du directeur s’inscrit dans le cadre des « step‑aside procedures » prévues par le droit ghanéen. Selon lui, « on n’est pas coupable tant que la culpabilité n’est pas prouvée », et l’interdiction permet aux autorités d’enquête de travailler sans entrave tout en préservant les droits constitutionnels du fonctionnaire.

Baro a souligné que la mesure est « standard protocol » et que des actions supplémentaires seront envisagées une fois les investigations terminées, conformément aux exigences légales.

Un suivi régional des plaintes dès les premiers signalements

Le CHASS a indiqué qu’il suivait de près les plaintes grâce à son réseau régional. Le président régional du CHASS pour la région d’Ashanti aurait été mobilisé dès l’apparition des premières allégations, assurant ainsi la remontée d’informations vers le bureau national. Cette chaîne de communication a permis de recueillir les témoignages des étudiantes, des parents et des membres de la communauté, renforçant la légitimité du processus d’enquête.

Baro a précisé que le CHASS avait entendu « toutes les plaintes, les commentaires et les contributions » et que ces éléments étaient intégrés dans le dossier d’enquête.

Enjeux pour le système éducatif ghanéen

Cette affaire met en lumière la vulnérabilité des élèves face aux abus de pouvoir au sein des établissements d’enseignement secondaire. Elle soulève également la question de la capacité des instances de tutelle à réagir rapidement et à garantir la protection des droits des étudiantes. Le soutien du CHASS à la suspension du directeur montre une volonté d’appliquer les principes de justice et de transparence, tout en rappelant la nécessité d’un suivi rigoureux des plaintes pour prévenir de futurs incidents.

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