Le changement climatique agit comme une taxe permanente sur la croissance des économies vulnérables

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 16 lectures
Le changement climatique agit comme une taxe permanente sur la croissance des économies vulnérables

Le changement climatique entrave structurellement la croissance des pays les plus vulnérables, agissant comme une taxe permanente sur leur développement économique. Réunis à New York lors du quatrième sommet du Climate Vulnerable Forum (CVF), les dirigeants mondiaux ont souligné l'urgence de réformer les mécanismes de financement pour protéger les nations dont la dépendance aux secteurs sensibles, comme l'agriculture pluviale, fragilise les acquis sociaux et économiques.

Un frein structurel au développement

Pour des pays comme le Rwanda, le coût de l'inaction climatique pourrait représenter une perte de 5 à 7 % du PIB. Le Premier ministre rwandais, le Dr Justin Nsengiyumva, a qualifié cette situation de « taxe sur le développement », soulignant que ces pertes ne sont pas le résultat de catastrophes isolées, mais une pression constante qui grève les budgets nationaux. Cette analyse rejoint les évaluations de la Banque mondiale, qui confirme que les risques climatiques menacent de faire chuter les niveaux de PIB en dessous des standards de référence.

Vers une nouvelle architecture financière

Le groupe CVF-V20, qui représente désormais 77 pays en développement, plaide pour des arrangements institutionnels capables de répondre aux chocs immédiats tout en finançant la résilience à long terme. Parmi les initiatives phares figurent le fonds « Lifeline Fund » et le pacte « Vulnerability to Viability » (V2V). Les dirigeants exigent des conditions de financement concessionnel plus adaptées à l'urgence climatique, arguant que les modèles financiers actuels ne permettent pas de soutenir la croissance tout en absorbant les chocs environnementaux.

La nécessité d'une action globale sur les émissions

Si l'adaptation est une priorité, elle ne peut se substituer à une réduction drastique des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le Rwanda, qui accueillera en novembre la 38e réunion des parties au Protocole de Montréal, insiste sur l'application universelle de l'Amendement de Kigali. L'objectif est double : encourager une transition technologique accessible aux pays en développement et renforcer leur poids dans les instances de décision internationales. Pour les nations les plus exposées, l'enjeu est de maintenir une trajectoire de développement malgré une instabilité climatique croissante qui menace les infrastructures et les moyens de subsistance.

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