Le CBN alerte les banques et fintech nigérianes : la cybersécurité devient une priorité pour la stabilité du système financier

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 37 lectures
Le CBN alerte les banques et fintech nigérianes : la cybersécurité devient une priorité pour la stabilité du système financier

Le directeur de la supervision des systèmes de paiement de la Banque centrale du Nigeria, le Dr Rakiya Yusuf, a rappelé lors du 19ᵉ congrès annuel des banquiers nigérians que les faiblesses cybernétiques d’une institution financière peuvent rapidement se propager à l’ensemble du système, menaçant sa stabilité.

Un risque de propagation en chaîne dans le système financier

Selon le Dr Yusuf, la dépendance croissante des banques aux fintechs, aux prestataires de services de paiement, aux opérateurs cloud et à d’autres fournisseurs technologiques crée de nouveaux canaux de vulnérabilité. Une faille dans l’une de ces entités pourrait déclencher un effet « one‑fire », où la perturbation se répercute instantanément sur les institutions interconnectées, déstabilisant le réseau financier national.

Renforcement du cadre réglementaire et des exigences de résilience

Le CBN travaille à durcir son cadre de supervision en intégrant les risques cyber et opérationnels dès l’étape d’approbation des produits financiers. Les établissements sont invités à évaluer en continu leurs dépendances tierces, à tester la capacité de leurs partenaires technologiques à résister à des cyber‑attaques et à assurer la continuité des services critiques en cas d’incident. Le rapport rapide des failles aux autorités est également requis pour permettre une intervention précoce.

Intelligence artificielle et responsabilité humaine

Dans le même temps, le dirigeant a mis en garde contre une adoption aveugle de l’intelligence artificielle. Si l’automatisation peut accroître l’efficacité, elle ne doit pas éliminer la supervision humaine. Le concept d’« automatiser la responsabilité » implique que chaque décision automatisée reste soumise à un contrôle humain afin de protéger les clients et la stabilité du système.

Gouvernance des données et souveraineté numérique

Enfin, le Dr Yusuf a souligné l’importance d’une gouvernance stricte des données. Les institutions doivent connaître où leurs données critiques sont stockées, qui y accède et comment elles sont exploitées. Un contrôle insuffisant sur ces actifs numériques expose le secteur à des risques supplémentaires, d’où la nécessité de renforcer les Centres d’opérations de sécurité (SOC) capables de surveiller les menaces en temps réel à l’échelle de l’écosystème financier.

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