Le Canada maintient ses seuils d’immigration à 370 000 temporaires et 380 000 permanents jusqu’en 2029, tout en ouvrant un fast‑track pour 200 000 résidents temporaires

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 4 lectures
Le Canada maintient ses seuils d’immigration à 370 000 temporaires et 380 000 permanents jusqu’en 2029, tout en ouvrant un fast‑track pour 200 000 résidents temporaires

Le gouvernement canadien a confirmé, dans le budget fédéral 2026, que les objectifs annuels d’immigration resteront inchangés jusqu’en 2029, malgré les attentes d’une hausse. En parallèle, il introduit un dispositif visant à transformer 200 000 résidents temporaires déjà présents en résidents permanents, afin de répondre aux besoins pressants du marché du travail.

Des seuils d’immigration stables jusqu’en 2029

Le plan d’immigration 2027‑2029, présenté dans le budget intitulé « Maîtres chez nous », maintient les cibles à 370 000 admissions temporaires et 380 000 admissions permanentes chaque année. Ces niveaux sont jugés « plus viables » que sous l’ère Trudeau, selon le Premier ministre Mark Carney, qui souligne que le gouvernement a « repris le contrôle de l’immigration » depuis son arrivée il y a 20 mois. Aucun ajustement à la hausse n’a été apporté, contrairement aux propos tenus lors d’une interview au New York Times en septembre dernier.

Un fast‑track vers la résidence permanente pour 200 000 résidents temporaires

Le budget prévoit, d’ici la fin 2027, d’accélérer la transition vers la résidence permanente pour 200 000 résidents temporaires déjà au Canada. Cette mesure ne s’ajoute pas aux quotas annuels. La moitié de ces candidats pourra accéder à la résidence permanente via le programme Entrée express ou le Programme des candidats des provinces, qui permettent aux travailleurs qualifiés et aux provinces de sélectionner les profils les plus pertinents. Aucun critère détaillé n’a été publié, mais le gouvernement espère ainsi augmenter le nombre d’immigrants économiques permanents.

Baisse marquée des admissions temporaires et enjeux du marché du travail

Les données du budget montrent une chute importante des admissions temporaires depuis deux ans : les nouveaux étudiants internationaux ont diminué de 71 % entre janvier et août 2026 comparé à la même période en 2024, les travailleurs temporaires de 57 % et les demandeurs d’asile de 68 %. Le gouvernement justifie la stabilité des seuils en insistant sur la nécessité d’équilibrer les besoins immédiats en main‑d’œuvre (immigration temporaire) et les besoins structurels à long terme (immigration permanente).

Réactions politiques et provinciales

À la veille du budget, le chef conservateur Pierre Poilievre réclamait une réduction supplémentaire des admissions permanentes, sans préciser de chiffre. Au Québec, le Premier ministre Paul St‑Pierre Plamondon a également exprimé le souhait de revoir à la baisse les seuils. Malgré ces pressions, le gouvernement Carney a maintenu sa trajectoire, estimant que les niveaux actuels sont déjà adaptés aux besoins régionaux et sectoriels. La ministre de l’Immigration, Lena Diab, doit prochainement publier le rapport complet qui détaillera les critères et la mise en œuvre du fast‑track.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.