Le Canada déploie une stratégie d'envergure pour renforcer son attractivité économique internationale. À Toronto, le premier ministre Mark Carney a inauguré le tout premier Sommet canadien de l'investissement, un événement pivot destiné à mobiliser 1 000 milliards de dollars de capitaux étrangers sur les cinq prochaines années.
Une stratégie axée sur les ressources stratégiques
L'événement, qui rassemble des gestionnaires d'actifs et des dirigeants d'entreprises venus notamment du Japon, de l'Australie, du Qatar et de Singapour, met en avant les secteurs jugés prioritaires pour la croissance canadienne. Le gouvernement mise sur ses atouts naturels et technologiques, en ciblant particulièrement les infrastructures, l'énergie et les minéraux essentiels. Cette offensive intervient dans un contexte de tensions commerciales avec les États-Unis, poussant Ottawa à diversifier ses partenaires et à sécuriser des investissements jugés stables et de confiance.
La confiance comme levier de compétitivité
Lors des premières séquences de ce sommet, Mark Carney a insisté sur la notion de confiance comme pilier central de la proposition de valeur canadienne. Le premier ministre a affirmé que le pays dispose d'un consensus national sur sa trajectoire économique, visant une prospérité durable et une accélération des échanges commerciaux. Selon les informations disponibles, plusieurs accords auraient déjà été conclus en amont de l'ouverture officielle, témoignant d'un intérêt concret des marchés pour les projets présentés par les autorités fédérales et provinciales.
Contestations sociales en marge du sommet
Si l'événement se veut une vitrine pour les capitaux internationaux, il suscite également une opposition locale marquée. Des syndicats, des dirigeants autochtones ainsi que des militants pour le climat et le logement ont annoncé des actions de mobilisation. Ces groupes dénoncent une alliance jugée trop étroite entre les pouvoirs publics et les grandes entreprises, accusant ces dernières d'exacerber les crises environnementales et sociales. Cette intervention directe prévue par les manifestants souligne les défis internes auxquels le gouvernement doit faire face pour légitimer ses choix de développement économique auprès de sa propre population.