Le Canada a annoncé une aide de 100 millions de dollars canadiens (71 millions de dollars américains) en faveur des Palestiniens, tandis que le Royaume-Uni et la France réclament des mesures contre l'expansion des colonies israéliennes lors de l'Assemblée générale des Nations unies. Ces annonces, faites en marge de la session de l'ONU, interviennent dans un contexte de pression diplomatique croissante pour faire avancer la solution à deux États.
Le Canada annonce 100 millions de dollars d'aide aux Palestiniens
Le Premier ministre canadien Mark Carney a détaillé que 80 pour cent des fonds seront consacrés à l'aide humanitaire directe, tandis que les 20 pour cent restants serviront à « soutenir la paix et la sécurité », notamment à travers l'initiative pluriannuelle de formation de la police palestinienne en Cisjordanie occupée. Carney a souligné que les Palestiniens de Gaza continuent de subir « des souffrances humaines immenses », tout en reconnaissant que les Israéliens font face à « des menaces existentielles du Hamas et de l'Iran et de ses alliés ».
Depuis le début du conflit à Gaza, Ottawa a déjà engagé plus de 600 millions de dollars canadiens (426 millions de dollars américains) en aide aux civils palestiniens, selon les données gouvernementales.
Macron et Burnham dénoncent l'inaction face à la crise humanitaire
Le président français Emmanuel Macron a vivement critiqué les restrictions à l'acheminement de l'aide humanitaire lors de son discours à l'ONU. « Il y a ceux qui prétendent que la paix a été réalisée, mais cela n'a pas ouvert la voie à l'acheminement de l'aide humanitaire. Ce spectacle est honteux. Honte à nous tous », a-t-il déclaré. Il a ajouté : « Mais que vaut notre crédibilité si nous restons inactifs face à Gaza ? »
De son côté, le Premier ministre britannique Andy Burnham a averti que l'échec d'une solution à deux États « corrodera la confiance » dans les politiciens qui ont parlé de la question sans passer à l'action. Il a affirmé devant des délégués de nombreux pays que le Royaume-Uni avait également interdit le commerce avec les colonies israéliennes illégales en Cisjordanie, l'expansion du projet E1 étant « une tentative délibérée de bloquer une solution à deux États ».
L'E1 et les sanctions commerciales contre les colonies israéliennes
Le Canada a critiqué le projet de colonie E1 en Cisjordanie occupée et annoncé son intention de « avancer des restrictions commerciales ciblant les biens produits dans ces colonies israéliennes illégales ». Ottawa fait partie des douze États qui ont déjà annoncé des restrictions commerciales avec les colonies présentes dans les territoires occupés.
L'ensemble de ces annonces illustre la montée de la pression diplomatique occidentale sur Israël, alors que la question de la solution à deux États reste au cœur des débats à l'ONU.