Le Canada ajuste ses quotas d'immigration pour accueillir 230 000 travailleurs étrangers en 2026

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 31 lectures
Le Canada ajuste ses quotas d'immigration pour accueillir 230 000 travailleurs étrangers en 2026

Le gouvernement canadien a dévoilé son plan d'immigration pour l'année 2026, prévoyant l'admission de 230 000 travailleurs étrangers. Cette stratégie s'appuie sur une révision des règles d'embauche pour les entreprises locales, visant à faciliter le recrutement international dans des secteurs en tension.

Une nouvelle répartition des flux migratoires

Le plan d'immigration 2026 du Canada articule l'accueil des travailleurs étrangers autour de deux piliers principaux. Le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) permettra l'entrée de 60 000 personnes, tandis que le Programme de mobilité internationale (PMI) en accueillera 170 000. Cette répartition reflète la volonté d'Ottawa de répondre aux besoins spécifiques du marché du travail tout en maintenant un cadre réglementaire strict pour les employeurs.

Assouplissement des plafonds pour les petites structures

Une mise à jour publiée par Emploi et Développement social Canada (EDSC) le 18 août 2026 modifie les conditions de calcul des effectifs pour les entreprises. Auparavant, les plafonds de travailleurs étrangers à bas salaire étaient calculés sur l'ensemble de la main-d'œuvre d'une entreprise. Désormais, les employeurs possédant plusieurs petits sites de travail peuvent calculer ces quotas par établissement.

Concrètement, cette mesure permet aux entreprises éligibles d'employer un travailleur étranger à bas salaire par site, ou jusqu'à deux dans les secteurs en forte demande comme la santé, la construction et la production alimentaire. Cette flexibilité est conçue pour soutenir les petites entreprises qui peinaient jusqu'ici à accéder au vivier de talents internationaux.

Le rôle central de l'employeur dans le processus

Il est important de noter que le système canadien demeure strictement axé sur l'employeur. Un candidat étranger ne peut pas solliciter directement un permis de travail sans une offre d'emploi préalable. L'employeur doit impérativement obtenir une Étude d'impact sur le marché du travail (EIMT) positive ou neutre auprès d'EDSC. Ce document atteste que l'entreprise n'a pas réussi à trouver un citoyen canadien ou un résident permanent pour occuper le poste vacant.

Parcours pour les candidats internationaux

Pour les ressortissants étrangers, dont les Nigérians, le processus suit une procédure rigoureuse. Une fois l'offre d'emploi obtenue et l'EIMT validée par l'employeur, le candidat peut entamer sa demande de permis de travail. Cette étape nécessite de fournir l'ensemble des documents justificatifs et de répondre aux critères d'admissibilité canadiens, incluant les exigences en matière de santé, de sécurité et de qualification professionnelle. La réussite de cette démarche dépend donc de la capacité du candidat à s'insérer dans un processus de recrutement formel et validé par les autorités fédérales.

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