Les résultats officiels des législatives du 29‑30 octobre placent le camp du Premier ministre Benjamin Netanyahu en tête avec 53 sièges, mais loin d’une majorité absolue à la Knesset. L’opposition, menée par le centriste Gadi Eisenkot, obtient 48 sièges, tandis que les listes arabes Raam et la Liste unifiée totalisent 19 sièges, ouvrant la voie à des négociations gouvernementales complexes.
Répartition des sièges et position des principaux partis
Sur les 120 sièges de la Knesset, la coalition sortante de droite et d’extrême droite, portée par le Likoud, conserve le plus grand nombre de députés avec 27, mais le bloc global du camp Netanyahu ne dépasse pas la moitié des sièges (53). L’opposition, regroupée autour de Gadi Eisenkot, rassemble 48 députés, ce qui en fait le second bloc le plus important. Les deux listes arabes, qui ont réalisé une percée inattendue, détiennent ensemble 19 sièges, ce qui pourrait leur conférer un rôle de faiseur de roi dans les futures discussions de coalition.
Les listes arabes au cœur du débat et les accusations de financement
Après la proclamation des résultats, le camp Netanyahu a rapidement lancé des accusations selon lesquelles les listes arabes auraient reçu des fonds du Qatar pour acheter des voix. Le service de renseignement intérieur, le Shin Bet, a confirmé l’ouverture d’une enquête sur d’éventuelles irrégularités, tout en précisant qu’elle ne visait pas à incriminer une communauté dans son ensemble. La Commission électorale a toutefois déclaré que les informations circulant à ce sujet étaient « entièrement infondées » et que l’enquête n’aurait aucun impact sur les résultats finaux. Les partis arabes et le Qatar ont catégoriquement rejeté les allégations.
Le rôle du président Herzog et les scénarios de formation du gouvernement
Les résultats seront officiellement remis au président Isaac Herzog, qui entamera un processus de consultation avec les chefs de tous les partis représentés à la Knesset. Son mandat consistera à identifier un candidat capable de rassembler une coalition majoritaire. En l’absence de majorité claire, les pourparlers pourraient s’étendre sur plusieurs semaines et impliquer des concessions importantes, notamment sur les questions de sécurité, de politique économique et de relations avec les communautés arabes. Si aucun accord n’est trouvé, Israël pourrait être contraint d’organiser de nouvelles élections, comme cela s’est déjà produit à plusieurs reprises dans son histoire politique.