Le camp de l'ancien gouverneur de l'État de Zamfara, le sénateur Abdul’aziz Yari, a formellement réfuté les accusations de soutien politique à des candidats de l'opposition en vue des échéances électorales de 2027. Ces allégations, qualifiées de manœuvres de déstabilisation par ses proches, interviennent dans un contexte de tensions politiques accrues au sein de l'État et visent à fragiliser la position de l'ex-gouverneur au sein de la coalition présidentielle.
Démenti sur le soutien au candidat de l'ADC
Les rumeurs liant Abdul’aziz Yari au candidat de l'African Democratic Congress (ADC) au poste de gouverneur, Bilyaminu Yusuf Shinkafi, ont été balayées par le camp de l'ancien dirigeant. Sani Abdullahi Shinkafi, porte-parole du sénateur, a précisé que le lien de parenté entre le candidat de l'ADC et l'épouse de Yari ne saurait être interprété comme un parrainage politique. Il a rappelé que Bilyaminu Yusuf Shinkafi avait initialement tenté d'obtenir l'investiture du parti au pouvoir, l'All Progressives Congress (APC), avant de rejoindre l'ADC après un échec lors du processus de sélection interne.
Clarification sur la crise à l'Assemblée législative
Le camp Yari a également tenu à se distancier des huit membres de l'Assemblée de l'État de Zamfara, suspendus en février 2024 pour des motifs de mauvaise conduite et de dégradation de biens publics. Alors que certains observateurs pointaient du doigt une influence du sénateur dans cette crise, ses soutiens affirment que ces élus, issus tant du PDP que de l'APC, ne sont pas des alliés politiques de l'ancien gouverneur. Si une aide financière a été apportée par Yari, celle-ci est présentée comme une démarche humanitaire visant à apaiser les tensions, et non comme une ingérence dans les affaires législatives.
Enjeux de loyauté pour l'échéance 2027
Ces accusations sont perçues par les proches de Yari comme une tentative de nuire à sa réputation, particulièrement depuis sa nomination au poste de directeur général du conseil de campagne du président Bola Tinubu. En réaffirmant son engagement total envers la réélection du chef de l'État en 2027, le camp de l'ex-gouverneur cherche à clore les polémiques sur ses supposées dissidences. La situation au Zamfara reste toutefois un point de vigilance, marquée par des recompositions politiques complexes, notamment après le ralliement du gouverneur Dauda Lawal à l'APC en mars 2026.