Au lendemain de manifestations organisées par la coalition d'opposition C64, la plateforme politique Camp de la République exhorte la classe politique congolaise à privilégier la cohésion nationale. Le coordonnateur du regroupement, Freddy Kita, a formulé une série de propositions visant à désamorcer les tensions actuelles et à garantir la stabilité des institutions à travers un dialogue constructif.
Un cadre éthique pour assainir le débat public
Face à la montée des crispations, le Camp de la République insiste sur la nécessité d'instaurer des garde-fous moraux stricts. Freddy Kita appelle à l'adoption d'un code éthique contraignant pour l'ensemble des acteurs politiques. L'objectif affiché est d'éradiquer le tribalisme, les discours de haine et les appels à la violence dans l'espace public, afin de transformer le dialogue politique en un outil de résolution de crise plutôt qu'en un vecteur de division.
Dix recommandations pour une réforme structurelle
Le regroupement a dévoilé un programme de dix mesures concrètes destinées à consolider la paix et à améliorer la gouvernance. Parmi les axes prioritaires figurent la réforme consensuelle du processus électoral, la mise en œuvre effective de la décentralisation dans les 26 provinces et la création d'un fonds de solidarité dédié aux victimes des conflits. Ce fonds serait alimenté par les ressources initialement allouées au budget du dialogue, marquant une volonté de réorienter les moyens financiers vers les besoins sociaux.
Vers un pacte de stabilité sociale et citoyenne
Au-delà des enjeux institutionnels, le Camp de la République lie la stabilité politique à l'amélioration des conditions de vie des citoyens. La plateforme préconise un pacte de stabilité sociale centré sur le pouvoir d'achat et l'emploi des jeunes. Pour garantir la transparence et l'application des engagements, le regroupement propose la création d'un comité de suivi citoyen composé de 26 membres. Enfin, toute concertation devrait, selon cette proposition, aboutir à un serment solennel des participants, s'engageant formellement à rejeter la violence comme moyen d'accès au pouvoir, avec une validation finale des accords par le Parlement réuni en Congrès.