Le Cameroun perd un géant des médias : l’historien-journaliste Ananie Rabier Bindji inhumé selon ses vœux

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 25 lectures
Le Cameroun perd un géant des médias : l’historien-journaliste Ananie Rabier Bindji inhumé selon ses vœux

Le Cameroun enterre l’un de ses plus grands chroniqueurs de l’histoire contemporaine : Ananie Rabier Bindji, journaliste, éditorialiste et historien, s’est éteint à 80 ans le 24 août 2026 à Douala. Conformément à ses dernières volontés, il a été inhumé dans l’intimité familiale, au cimetière de Bonaberi, dès le lendemain de sa disparition.

Une vie dédiée à l’histoire et aux médias

Né à Douala dans le quartier du marché des Chèvres, Ananie Rabier Bindji a marqué plusieurs générations par son érudition et son engagement dans les médias. Après des études au collège Libermann, il intègre une école militaire à Brazzaville avant de se tourner vers la communication. Son parcours le mène à collaborer avec Jeune Afrique, avant de rejoindre Canal 2 International, où il conçoit et anime pendant des années La Tribune de l’Histoire, une émission devenue culte pour son approche de l’histoire orale et contemporaine.

Un héritage médiatique et intellectuel

Directeur de l’Information puis de la Coopération Internationale au sein de Canal 2 International, Bindji était reconnu pour son éloquence, sa rigueur et son rôle d’archiviste de la mémoire collective camerounaise. Ses émissions, comme Toute une histoire, ont popularisé l’histoire africaine auprès d’un large public, faisant de lui une figure incontournable du paysage médiatique panafricain. Son épouse, Catherine Bindji, évoque une carrière marquée par un engagement sans faille : « Nous avons passé un an et deux mois en France pour ses soins, mais il souhaitait revenir au Cameroun pour y terminer ses jours. »

Une inhumation dans l’intimité familiale

Conformément à ses vœux, Ananie Rabier Bindji a été enterré dès le 24 août 2026 au cimetière de Bonaberi, dans le quatrième arrondissement de Douala, auprès de sa mère. Son épouse précise que le journaliste avait expressément demandé une inhumation immédiate, sans cérémonie officielle : « Il avait dit : *Si je meurs, on m’emballe, on me met dans la voiture et on m’enterre directement*. » Les obsèques officielles, si elles doivent avoir lieu, seront annoncées ultérieurement. Son décès, survenu après une longue maladie, laisse un vide dans le monde des médias et de l’histoire orale au Cameroun.

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