Le Cameroun enregistre un ralentissement de l'investissement global en 2025 malgré le dynamisme du secteur privé

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 25 lectures
Le Cameroun enregistre un ralentissement de l'investissement global en 2025 malgré le dynamisme du secteur privé

L'économie camerounaise a connu une année 2025 marquée par une transition dans ses moteurs de croissance, avec un investissement global en ralentissement à 1,9 %. Si le secteur privé affiche un regain de vitalité notable, le recul des dépenses publiques et la dégradation du solde commercial pèsent sur la dynamique macroéconomique nationale.

Le secteur privé moteur de la croissance productive

L'année 2025 marque un tournant pour l'investissement privé au Cameroun, qui affiche une progression de 6,6 % contre seulement 0,4 % l'année précédente. Cette dynamique est portée par des engagements soutenus dans les secteurs minier, manufacturier et agro-industriel. La mise en service de plusieurs projets structurants a permis de renforcer les capacités de production du pays, compensant ainsi le repli de 0,2 % de l'investissement public, qui avait pourtant connu une croissance exceptionnelle de 18,8 % en 2024.

Une reprise fragile des exportations

Le commerce extérieur montre des signes de stabilisation après une année 2024 difficile. Les exportations en volume ont progressé de 1,0 %, une amélioration portée quasi exclusivement par le secteur des services, qui bondit de 21,0 %. À l'inverse, les exportations de biens physiques subissent un recul de 3,8 %. Cette performance globale permet toutefois aux exportations de contribuer positivement à la croissance du PIB à hauteur de 0,2 point, marquant une rupture avec la contribution négative de 0,9 point enregistrée l'année précédente.

La pression accrue des importations sur le solde extérieur

Malgré la reprise des exportations, la balance commerciale subit une pression accrue en raison d'une accélération marquée des importations, qui progressent de 5,1 % en 2025. Cette hausse est particulièrement visible dans le domaine des services, avec une augmentation de 24,2 %, tandis que les importations de biens augmentent de 2,3 %. En conséquence, le solde des échanges extérieurs pèse plus lourdement sur l'économie nationale, avec une contribution négative au PIB estimée à -0,8 point, contre -0,2 point en 2024, illustrant un défi persistant pour l'équilibre de la balance des paiements.

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