La campagne nationale « Santé gratuite pour tous » a officiellement clôturé ses activités dans la région de l'Extrême-Nord le 2 septembre 2026. Cette initiative, portée par le ministère de la Santé publique, a permis de réaliser des interventions chirurgicales complexes et des consultations de masse, dépassant les prévisions initiales dans plusieurs départements.
Prise en charge spécialisée à Mokolo
Le département du Mayo-Tsanaga a été un point focal de cette opération, notamment pour le traitement des fistules obstétricales. À l'Hôpital central de Mokolo, 61 cas ont été pris en charge, attirant des patients venus de diverses régions du Cameroun, mais également du Tchad et du Nigeria voisin. À ce jour, 57 interventions ont été réalisées avec succès, tandis que le suivi post-opératoire se poursuit pour les patients encore hospitalisés. Le ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda, a confirmé la pérennisation de la gratuité des soins pour ces patients jusqu'au terme complet de leur prise en charge.
Une forte mobilisation à Yagoua
Dans le département du Mayo-Danay, l'engouement des populations a été particulièrement marqué. À l'hôpital régional annexe de Yagoua, les indicateurs de performance affichent des taux de réalisation oscillant entre 92 % et 200 % des objectifs fixés. Sur une cible initiale de 300 000 personnes, près de 245 000 consultations ont été effectuées, témoignant d'une demande de soins structurelle forte dans cette zone géographique.
Renforcement du plateau technique et perspectives
Au-delà de l'urgence médicale, cette campagne a permis d'intervenir dans des domaines variés tels que la chirurgie générale, le traitement de la cataracte et les soins buccodentaires. Le ministère a également profité de cette opération pour avancer sur le pré-enrôlement des populations à la couverture santé universelle. Pour consolider ces acquis, le gouvernement s'est engagé à améliorer durablement le plateau technique de l'Hôpital central de Mokolo et à renforcer la qualité des ressources humaines déployées sur place, afin de répondre plus efficacement aux besoins de santé publique à long terme.