Le ministre camerounais de l’Habitat et du Développement urbain a reçu, le 9 septembre 2026, une délégation égyptienne menée par le vice‑ministre des Affaires étrangères chargé des affaires africaines, Mohamed Karim Sharif, et l’ambassadrice d’Égypte à Yaoundé. Cette rencontre vise à transformer la coopération bilatérale en projets concrets de financement et de transfert technologique pour répondre aux défis d’urbanisation rapide du Cameroun.
Un partenariat ancré dans les engagements de l’Agenda 2063 et de l’ODD 11
Les deux pays ont rappelé leur volonté commune de contribuer aux objectifs de villes sûres, durables et résilientes, tels que définis par l’Agenda 2063 de l’Union africaine et l’objectif de développement durable 11 des Nations unies. Le dialogue s’inscrit dans la continuité du 12e Forum urbain mondial tenu au Caire, où les dirigeants ont souligné l’importance d’une coopération Sud‑Sud pour les métropoles africaines.
Priorités identifiées : insécurité foncière, logement et infrastructures
Le Cameroun a présenté un portefeuille de projets visant à lutter contre l’insécurité foncière, à combler le déficit de logements décents et à renforcer les services urbains. Les autorités égyptiennes ont réaffirmé leur capacité à mobiliser des partenaires techniques et financiers, ainsi que des mécanismes de financement public‑privé, pour soutenir ces initiatives.
Vers des financements concrets et un transfert de technologie
Le ministre de l’Habitat a souligné que le passage d’une coopération institutionnelle à une coopération de projets nécessite un appui financier solide et le partage d’expertises, notamment dans les domaines de l’eau, de l’énergie et de la planification urbaine. L’Égypte s’est engagée à faciliter l’accès à ses réseaux de financement et à accompagner le Cameroun dans la mise en œuvre des chantiers urbains prioritaires.
Une dynamique soutenue par les chefs d’État camerounais et égyptiens
Paul Biya et le président Abdel Fattah al‑Sissi ont encouragé le renforcement des liens bilatéraux, considérant ce dialogue comme une étape clé pour capitaliser sur les synergies du Forum urbain mondial. La coopération envisagée s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de partenariat africain, mêlant diplomatie et développement économique.