Le calendrier de la Déclaration de politique générale au Sénégal face aux exigences du règlement parlementaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 27 lectures
Le calendrier de la Déclaration de politique générale au Sénégal face aux exigences du règlement parlementaire

La tenue de la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre Al Amine Lo, initialement évoquée pour le 1er septembre, fait l'objet d'une vive contestation procédurale. Le député Abdou Mbow souligne que le respect strict du règlement intérieur de l'Assemblée nationale rend cette échéance techniquement irréalisable.

Le verrou de la session extraordinaire

Au cœur du désaccord se trouve le statut actuel de l'institution parlementaire. Abdou Mbow rappelle que l'Assemblée nationale n'est pas en session ordinaire, ce qui impose, selon lui, l'ouverture préalable d'une session extraordinaire. Cette étape, indispensable pour légitimer toute activité parlementaire, nécessite soit une initiative du président de la République, soit une requête formelle émanant de la majorité absolue des députés. Sans cette convocation préalable, aucune programmation officielle de la DPG ne peut être actée.

Le respect des délais réglementaires

Le parlementaire s'appuie sur l'article 109 du règlement intérieur pour contester le calendrier avancé. Ce texte impose un préavis de huit jours aux députés avant la tenue de la DPG. En calculant le temps nécessaire entre la réunion du bureau et la date butoir du 1er septembre, Abdou Mbow démontre que le délai légal de huit jours ne peut être respecté. Cette contrainte temporelle, couplée à la nécessité de réunir la Conférence des Présidents pour fixer l'ordre du jour, constitue, selon l'élu, un obstacle insurmontable pour une tenue dès le début du mois de septembre.

La procédure comme garant de la légalité

Loin de s'opposer au principe même de la DPG, Abdou Mbow insiste sur la nécessité de suivre scrupuleusement la hiérarchie des procédures. Il propose un scénario alternatif où, après une convocation rapide de la session extraordinaire et une réunion de la Conférence des Présidents, le délai réglementaire pourrait être observé. Pour le député, l'accélération du processus au détriment des règles établies n'est pas une option viable. Il maintient que, dans le respect des textes, le 1er septembre ne peut être retenu comme date effective pour cet exercice démocratique majeur.

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