L'Institut burkinabè, anciennement Centre culturel burkinabè, traverse une pause forcée depuis plusieurs années, faute de moyens financiers et de soutien institutionnel suffisant. Son fondateur, Georges Kaboré, annonce aujourd'hui la volonté de relancer cette maison de la culture sur des bases plus solides, avec un modèle de financement durable et une programmation adaptée aux réalités actuelles du Burkina Faso.
Une vision née de la conviction que la culture est un levier national
Georges Kaboré, surnommé Harmattan, a fondé le Centre culturel burkinabè avec une conviction profonde : la culture ne doit pas être considérée comme un luxe, mais comme une force essentielle pour construire une société. Inauguré le 30 janvier 2010, l'institut avait pour ambition de créer un espace ouvert à tous, particulièrement aux jeunes, dédié à la transmission, à la création, à la lecture, à la rencontre et à la réflexion. La structure a contribué au rayonnement de la culture burkinabè, à la promotion des arts et à la valorisation de l'identité culturelle du pays.
Des résultats positifs freinés par le manque de moyens
Selon son fondateur, le bilan de l'Institut burkinabè reste très positif. La structure a offert aux artistes, aux écrivains et aux acteurs culturels un cadre d'expression et d'échange, favorisant la circulation des idées et la découverte de talents. Cependant, ses faiblesses ont été principalement d'ordre financier. L'insuffisance des subventions, le manque d'équipements et l'absence de soutien institutionnel ont limité la régularité des activités et rendu difficile la pérennisation du projet à la hauteur des ambitions initiales. Georges Kaboré insiste : ce n'est pas par manque de vision ou d'ambition que l'institut s'est arrêté, mais essentiellement pour des raisons financières.
Un projet de renaissance pour rayonner dans toutes les régions
Georges Kaboré envisage la relance de l'Institut burkinabè avec un modèle de financement durable et des partenariats renforcés. L'objectif est d'en faire un espace culturel accessible et dynamique, capable d'accompagner les jeunes talents, de soutenir la création et de rapprocher les différentes générations. La perspective inclut également un meilleur rayonnement dans toutes les régions du Burkina Faso et au-delà. Pour lui, l'idéal qui a fait naître l'institut ne doit jamais s'éteindre, même si le centre a connu des interruptions.