Le gouvernement burkinabè mise sur une opération de vente à prix social pour écouler 100 tonnes de riz confisqué, tout en renforçant la lutte contre les fraudes économiques. Cette initiative, lancée par la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), s’inscrit dans une démarche à la fois sociale et répressive, avec un impact direct sur les finances publiques.
Une vente encadrée et accessible aux citoyens
Dès le 1er septembre 2026, la BMCRF proposera aux Burkinabè d’acquérir des stocks de riz saisis pour stockage clandestin, à des tarifs sociaux. Les intéressés devront s’inscrire par souscription préalable, directement auprès de l’institution, située en face de l’ex-Primature à Ouagadougou. Les ventes auront lieu quotidiennement, de 9h à 15h, jusqu’à épuisement des stocks disponibles. Seuls les détenteurs de pièces d’identité valides pourront participer, garantissant ainsi une distribution transparente et ciblée.
Des recettes au service du Fonds patriotique
Les fonds générés par cette opération seront intégralement reversés au Fonds de soutien patriotique (FSP), un mécanisme financier dédié à des projets sociaux et économiques prioritaires pour le pays. Cette mesure illustre la volonté des autorités de concilier répression des fraudes et redistribution des richesses issues de ces infractions. Le communiqué de la BMCRF souligne par ailleurs que les contrôles se poursuivront, avec des sanctions prévues pour les contrevenants, conformément à la réglementation en vigueur.
Lutte contre la fraude et appel à la vigilance citoyenne
Cette initiative s’accompagne d’un appel à la population à signaler tout cas suspect de stockage illégal ou de fraude économique. Trois numéros verts (80 00 11 84/85/86) sont mis à disposition pour faciliter les dénonciations. La BMCRF rappelle que les fraudes économiques, notamment dans le secteur agroalimentaire, portent atteinte à la sécurité alimentaire et à l’économie nationale. Les contrôles renforcés visent à dissuader les pratiques illicites et à protéger les consommateurs.