Dans le cadre du projet DISMEFIP, plus de 400 agents de la Direction générale des impôts (DGI) du Burkina Faso entament un cycle de formation intensif pour optimiser la gestion numérique des services fiscaux. Cette initiative vise à accélérer la dématérialisation des procédures et à améliorer l'efficacité de la collecte des recettes publiques sur l'ensemble du territoire.
Maîtrise des outils de téléprocédure et de contrôle
Le programme cible trois plateformes numériques stratégiques pour moderniser l'administration. Le portail eSINTAX JAVA, qui permet aux contribuables d'effectuer leurs déclarations et paiements à distance, constitue le volet principal avec 304 agents formés sur 19 sessions. Parallèlement, le Système de gestion des machines électroniques de facturation (SYGMEF) sera déployé auprès de 125 agents de contrôle pour renforcer la vérification de l'authenticité des factures électroniques. Enfin, le Système intégré de gestion du cadastre et des domaines (SYC@D) est intégré au cursus pour faciliter la délivrance dématérialisée des documents fonciers.
Un déploiement national pour une administration moderne
Ces sessions de renforcement des capacités se déroulent simultanément à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou et Tenkodogo. L'objectif affiché par la direction est de réduire drastiquement l'usage du support papier dans le traitement des dossiers administratifs. Les agents formés sont par ailleurs encouragés à agir comme des relais de compétences au sein de leurs services respectifs, assurant ainsi une appropriation durable des outils numériques par l'ensemble du personnel de la DGI.
Un investissement stratégique sur trois ans
Ce programme s'inscrit dans le cadre du Projet d'appui au Dispositif national de formation aux métiers des finances publiques (DISMEFIP), un plan triennal 2026-2028 doté d'un budget de 2,72 milliards de FCFA. Financé par le gouvernement burkinabè et la Coopération suisse, ce projet ambitionne de transformer durablement les capacités opérationnelles des administrations financières. Au-delà de la simple technique, cette modernisation est présentée comme un levier essentiel pour améliorer la mobilisation des recettes fiscales et garantir une meilleure qualité de service aux usagers à travers tout le pays.