Depuis le 1er avril 2024, le gouvernement burkinabè a instauré une subvention majeure réduisant de 50 % le coût des examens par scanner dans les établissements hospitaliers publics. Cette mesure, actée le 13 mars 2024, vise à lever les barrières financières qui limitaient jusqu'alors l'accès des populations à des outils de diagnostic essentiels.
Une dynamique de fréquentation en forte hausse
L'impact de cette politique tarifaire est immédiatement perceptible dans les statistiques hospitalières. Alors que le coût de l'examen a été ramené de 50 000 à 25 000 francs CFA, le volume d'actes médicaux a connu une progression constante. Après une année 2024 marquée par 10 850 examens, le système de santé a enregistré 49 525 scanners en 2025, illustrant une adoption massive de ce service par les patients dès la première année pleine d'application de la mesure.
Des chiffres records pour le premier semestre 2026
La tendance observée confirme une accélération de la demande pour les services d'imagerie médicale. Sur les six premiers mois de l'année 2026, le ministère de la Santé fait état de 34 032 examens réalisés. Ce volume représente déjà près de 69 % de l'activité totale enregistrée sur l'ensemble de l'année précédente. Cette progression rapide souligne l'importance de la tarification dans la gestion de la demande de soins et la capacité des infrastructures publiques à absorber un flux croissant de patients.
L'allègement du reste à charge pour les ménages
Au-delà des indicateurs statistiques, cette réforme répond à un enjeu de justice sociale et d'équité dans l'accès aux soins. Pour de nombreux ménages burkinabè, l'économie directe de 25 000 francs CFA par examen constitue un levier déterminant. Cette réduction permet d'éviter le renoncement aux soins diagnostiques, souvent indispensables pour la prise en charge précoce de pathologies complexes. En abaissant le ticket modérateur, l'État transforme ainsi une contrainte budgétaire en une opportunité réelle de diagnostic pour une part plus large de la population.