La 6e édition du Symposium international sur la science et la technologie (SIST) se déroule à Ouagadougou du 21 au 26 septembre 2026. Cet événement d'envergure réunit plus de 941 participants venus de douze pays d'Afrique et d'Europe autour de l'enjeu crucial de la souveraineté par l'innovation et les savoirs endogènes.
Un carrefour scientifique pluridisciplinaire
Organisé par le Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST), le Centre de recherche biomoléculaire (CERBA) et l'Université Saint-Thomas-d'Aquin (USTA), le symposium structure ses travaux autour de 585 communications orales et 215 posters. Les thématiques abordées couvrent un large spectre, allant des sciences agricoles et environnementales aux sciences de la santé, en passant par les technologies appliquées et les sciences humaines. Quatre panels de haut niveau complètent ce programme, mobilisant des experts issus des sphères politique, scientifique et culturelle pour croiser les regards sur les leviers de transformation durable du continent.
La science comme pilier de la stratégie nationale
Pour les autorités burkinabè, cet événement s'inscrit dans une volonté politique affirmée de placer la recherche au cœur du développement économique. Le ministre de la guerre, le général de division Célestin Simporé, a souligné que cette dynamique répond aux priorités fixées par le président Ibrahim Traoré. La tenue de cette édition, malgré le contexte national, est présentée par le gouvernement comme un symbole de résilience et une étape nécessaire pour asseoir l'autonomie du pays.
L'intégration des savoirs endogènes
Le parrain de cette édition, Konomba Traoré, désigné Trésor humain vivant, a insisté sur une approche singulière de la souveraineté. Il plaide pour une articulation entre les sciences rationnelles et les savoirs endogènes, incluant des dimensions métaphysiques et mystiques. Selon lui, la dépendance technologique et intellectuelle vis-à-vis de l'extérieur ne pourra être brisée que par une production endogène de connaissances, capable de valoriser les spécificités culturelles africaines tout en répondant aux besoins concrets de transformation du pays.