Le Burkina Faso mise sur la valorisation de son patrimoine historique pour dynamiser le secteur touristique

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 18 lectures
Le Burkina Faso mise sur la valorisation de son patrimoine historique pour dynamiser le secteur touristique

Dans le cadre de la 16e édition du Salon international du tourisme et de l'hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), le gouvernement burkinabè réaffirme sa volonté de lier étroitement développement touristique et préservation du patrimoine. À travers les soirées « Bougousso de la diversité », les autorités entendent transformer les récits historiques et les figures héroïques nationales en leviers d'attractivité et de transmission intergénérationnelle.

La stratégie de mise en tourisme du patrimoine

Le ministre de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a souligné l'importance du « nexus tourisme-culture ». Ce concept, opérationnalisé par l'intégration systématique d'un volet touristique aux événements culturels, vise à valoriser les savoir-faire locaux. L'objectif est de dépasser la simple animation pour créer une véritable économie de la connaissance, où le patrimoine devient un produit touristique à part entière, capable de renforcer l'identité nationale tout en attirant les visiteurs.

Réappropriation historique et figures héroïques

Au-delà de l'aspect économique, le plaidoyer ministériel porte sur une nécessité politique et sociale : celle de raconter l'histoire du pays par ses propres acteurs. Le ministre a insisté sur l'urgence d'identifier et de documenter les parcours de héros souvent méconnus, à l'instar de la princesse Guimbi Ouattara ou du chef de guerre Tiéfo Amoro, dont les récits ont été mis en scène lors de l'événement. Cette démarche vise à ériger ces figures en références morales pour la jeunesse, comblant ainsi un vide mémoriel.

La transmission comme enjeu de pérennité

La mobilisation des jeunes générations lors de ces soirées est perçue par les autorités comme un indicateur clé de la vitalité culturelle du pays. Le ministre a exhorté les familles à favoriser le contact direct entre les enfants et les détenteurs de savoirs traditionnels, qualifiés de « trésors humains vivants ». Cette approche pragmatique de la transmission, centrée sur l'expérience et l'échange, est présentée comme le socle indispensable pour assurer la continuité des valeurs culturelles burkinabè face aux mutations contemporaines.

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