Le Burkina Faso déploie une stratégie d'envergure pour renforcer sa résilience nationale en lançant le programme des Volontaires nationaux réservistes (VNR). Pilotée par le Groupement d'intérêt public-Programme national de volontariat (GIP-PNVB), cette initiative vise à constituer un vivier d'un million de citoyens mobilisables sur cinq ans, à raison de 200 000 recrutements annuels.
Un dispositif de mobilisation citoyenne
L'objectif affiché par le GIP-PNVB est de structurer une force de réserve capable d'intervenir en complément des services publics lors de situations d'urgence ou pour des besoins de développement communautaire. Ces volontaires, dont l'enregistrement débutera le 25 septembre 2026 via une plateforme dédiée, seront formés pour apporter un appui opérationnel dans des domaines variés tels que la santé, l'assainissement, la protection de l'environnement, la gestion des catastrophes et l'entretien des infrastructures.
Une complémentarité avec les services publics
Le directeur général du GIP-PNVB, Djourmité Nestor Noufé, a tenu à clarifier la nature de cet engagement : les réservistes n'ont pas vocation à se substituer aux Forces de défense et de sécurité, ni aux professionnels de santé ou aux services de secours. Leur rôle est strictement défini comme un appui aux réponses nationales et locales. Le programme insiste sur la nécessité de disposer de citoyens organisés et encadrés, capables d'agir en synergie avec les structures étatiques existantes sans empiéter sur leurs compétences spécifiques.
Valorisation de l'expertise des seniors
Parallèlement à ce recrutement de masse, le GIP-PNVB lance une initiative de « volontariat senior » destinée à capter l'expérience de cadres retraités ou de professionnels justifiant de plus de 20 ans d'exercice. Ce volet vise à créer un pont intergénérationnel en mettant le savoir-faire des aînés au service des jeunes professionnels et des structures publiques ou privées. Pour la phase pilote, 22 experts seront mobilisés, dont sept dans l'entrepreneuriat et quinze dans le secteur de la santé, ces derniers étant notamment appelés à intervenir à l'hôpital Saint-Camille de Ouagadougou.