Le Burkina Faso intensifie sa campagne de chimio-prévention pour protéger plus de 5 millions d'enfants contre le paludisme

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 22 lectures
Le Burkina Faso intensifie sa campagne de chimio-prévention pour protéger plus de 5 millions d'enfants contre le paludisme

Le gouvernement burkinabè a lancé, du 20 au 23 août 2026, la seconde phase de sa campagne nationale de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS+). Cette opération d'envergure cible plus de 5 millions d'enfants sur l'ensemble du territoire, avec pour objectif prioritaire de ne laisser aucun enfant éligible sans protection médicale.

Une mobilisation nationale pour 5 millions d'enfants

La campagne CPS+ concerne une population infantile vaste, incluant environ 4,8 millions d'enfants âgés de 3 à 59 mois et plus de 300 000 enfants âgés de 5 à 9 ans. Le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a insisté sur l'impératif de couverture totale lors du lancement officiel à Saponé. Le dispositif repose sur une administration gratuite des médicaments étalée sur trois jours : la première dose est supervisée par des agents de santé à base communautaire, tandis que les deux suivantes sont administrées par les mères ou gardiennes d'enfants, garantissant ainsi une continuité du traitement au sein des foyers.

Au-delà du traitement, une stratégie intégrée

La campagne ne se limite pas à la distribution de médicaments. Elle intègre un volet préventif global incluant le dépistage de la malnutrition et la destruction active des gîtes larvaires. Le ministère encourage également l'utilisation systématique des moustiquaires imprégnées à longue durée d'action. Cette approche holistique vise à réduire durablement la pression parasitaire dans les communautés, en s'appuyant sur l'engagement des agents de santé de proximité pour sensibiliser les populations aux gestes d'hygiène essentiels.

Des indicateurs épidémiologiques en amélioration

Les efforts déployés sur le terrain commencent à porter leurs fruits. Dans le district sanitaire de Saponé, les autorités locales rapportent une tendance baissière des cas de paludisme. Après une diminution de 7,2 % des cas enregistrée entre 2023 et 2024, les données confirment une amélioration continue de la situation épidémiologique. Selon le médecin-chef du district, Liliane Bambara, cette dynamique positive est le résultat direct de la combinaison des interventions médicales et d'une prise de conscience accrue des populations, qui s'approprient désormais davantage les mesures de lutte anti-larvaire, comme en témoigne l'observation généralisée de récipients d'eau renversés dans les concessions.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.