Le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, a supervisé dans la nuit du 10 au 11 septembre 2026 une vaste opération de sécurisation à Ouagadougou. Baptisée « Koglego 2 », cette initiative marque un changement de stratégie opérationnelle visant à renforcer la protection de la capitale par un maillage ciblé des zones identifiées comme sensibles.
Une approche ciblée contre la criminalité
Contrairement aux dispositifs de sécurité plus larges déployés par le passé, l'opération Koglego 2 repose sur une cartographie précise des foyers hostiles. Pilotée par le Centre des opérations du ministère de la Sécurité, cette stratégie privilégie des interventions localisées dans les quartiers présentant un fort potentiel criminel. Entre 21 heures et 3 heures du matin, les forces de sécurité ont multiplié les bouclages et les fouilles, une méthode destinée à désorganiser les réseaux criminels et à anticiper leurs mouvements sur le terrain.
Déploiement national et mutualisation des forces
Le ministre Mahamadou Sana a précisé que cette opération ne se limitera pas à la capitale. Koglego 2 est appelée à se déployer progressivement sur l'ensemble du territoire national tout au long de la période de fin d'année. Pour garantir l'efficacité de ce dispositif, le gouvernement mise sur une mutualisation accrue des compétences entre les différentes composantes des Forces de défense et de sécurité, encourageant le partage des retours d'expérience pour affiner les stratégies de lutte contre les menaces sécuritaires.
L'appel à la vigilance citoyenne
Au-delà de l'action des forces de l'ordre, le ministère insiste sur la dimension collective de la sécurité. Mahamadou Sana a salué la coopération des populations locales, tout en les exhortant à maintenir une vigilance constante. Dans cette optique, les autorités ont rappelé l'importance du signalement des comportements suspects via les numéros d'urgence dédiés (16, 17, 18, 1010, 199 et 80 00 11 45). Cette collaboration entre civils et forces de sécurité est présentée comme un levier essentiel pour compliquer les plans des réseaux criminels qui s'appuient souvent sur des relais locaux pour échapper à la surveillance.