Le 12 septembre 2026, Ouagadougou a été le théâtre d'un colloque international dédié à l'étude du modèle de modernisation chinois. Cette rencontre, organisée par l'Association d'amitié et de coopération sino-burkinabè, visait à identifier les leviers stratégiques permettant au Burkina Faso de s'inspirer du parcours industriel et social de la Chine pour renforcer sa propre souveraineté.
Leçons de la transformation chinoise
Les échanges, portés par des analystes tels qu'Adama Siguiré et Siaka Coulibaly, ont mis en lumière les similitudes entre les défis actuels du Burkina Faso et l'histoire récente de la Chine. Le cœur de la réflexion portait sur la manière dont Pékin a réussi à éradiquer une pauvreté endémique pour devenir une puissance industrielle. Pour les organisateurs, l'enjeu est de gagner un temps précieux dans le processus de développement national en adaptant les méthodes chinoises aux réalités burkinabè, avec l'ambition de réduire la durée de transformation structurelle du pays.
Une coopération axée sur le développement inclusif
La ministre conseillère de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Li Qi, a souligné que la lutte contre la pauvreté demeure un défi universel. Elle a insisté sur le fait que le développement ne doit pas être perçu comme une voie à sens unique, mais comme un partage d'expériences mutuelles. La représentante chinoise a réaffirmé la volonté de son pays d'accompagner le Burkina Faso dans sa quête d'industrialisation, tout en rappelant que la mobilisation nationale et la détermination restent les moteurs fondamentaux de toute réussite économique.
Souveraineté et perspectives économiques
Le parrain de l'événement, Issa Kafando, a lié cette réflexion à la dynamique de la « Révolution progressiste populaire » en cours au Burkina Faso. Selon lui, l'inspiration tirée du modèle chinois doit prioritairement servir des objectifs stratégiques nationaux : l'autosuffisance alimentaire, l'essor industriel et une accélération de la croissance sociale. Abdoul Razahagou Déné, président de l'association organisatrice, a conclu en rappelant que l'étude de ce modèle est une étape clé pour consolider l'indépendance réelle du pays, en transformant les acquis étrangers en outils de souveraineté nationale.