Le Burkina Faso exige une refonte de la finance mondiale pour garantir la souveraineté des États

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 48 lectures
Le Burkina Faso exige une refonte de la finance mondiale pour garantir la souveraineté des États

Lors de la commémoration du 40e anniversaire de la Déclaration sur le droit au développement à New York, le Burkina Faso a réclamé une transformation profonde de l'architecture financière mondiale. Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a souligné que la souveraineté économique et la transformation locale des ressources sont les piliers indispensables pour garantir le progrès des nations.

Une stratégie axée sur la production nationale

Le gouvernement burkinabè met en avant une trajectoire de développement centrée sur le renforcement des capacités internes. Malgré un contexte sécuritaire complexe, le pays revendique des résultats tangibles, notamment une hausse de la production céréalière, passée de 5,1 à 7,15 millions de tonnes en trois ans. Cette dynamique, couplée à un taux de croissance économique de 5,3 % enregistré en 2025, sert d'argument à Ouagadougou pour justifier son modèle de développement autonome.

Critique des mécanismes internationaux

Au-delà de l'économie, le Burkina Faso, au nom de la Confédération des États du Sahel, a exprimé une position ferme sur la gouvernance mondiale. Le ministre a dénoncé l'instrumentalisation des droits humains à des fins de pression politique, appelant à une impartialité accrue dans les instances internationales. Dans cette même logique de rupture, le retrait du Statut de Rome de la Cour pénale internationale est présenté comme une réponse aux critiques sur l'usage des mécanismes de justice mondiale.

Réforme financière et sécurité

Pour Ouagadougou, la réalisation du droit au développement est indissociable d'une fiscalité internationale plus équitable. Le pays insiste sur la nécessité de lever les obstacles structurels que représentent le terrorisme, les ingérences extérieures et les atteintes à l'intégrité territoriale. Ces facteurs sont identifiés comme des freins majeurs à la stabilité et à la croissance, justifiant, selon les autorités burkinabè, une refonte des règles du jeu financier mondial pour permettre aux États de définir librement leur propre trajectoire de développement.

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