Le Burkina Faso et le Royaume des Pays-Bas ont officialisé la poursuite de leur collaboration technique dans le secteur hydrique en signant une nouvelle convention pour la période 2027-2030. Ce partenariat, qui s'inscrit dans le cadre du programme international Blue Deal, vise à consolider la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) face aux pressions climatiques croissantes.
Une restructuration institutionnelle pour une meilleure gouvernance
Cette signature marque une étape clé pour l'Agence nationale des bassins hydrographiques (ANABH), nouvellement créée pour centraliser la gestion des ressources hydriques au Burkina Faso. En regroupant les anciennes agences de l'eau, cette structure nationale nécessite une adaptation des mécanismes de coopération. La convention 2027-2030 a pour objectif d'assurer la continuité des acquis tout en modernisant les méthodes de travail. L'enjeu est de passer d'un simple échange institutionnel à une efficacité accrue sur le terrain, en renforçant les capacités nationales et en impliquant davantage les populations locales dans la gestion des bassins versants.
Capitaliser sur les acquis techniques
Le partenariat ne repart pas de zéro, mais s'appuie sur des réalisations concrètes issues des phases précédentes. Parmi les interventions majeures figurent le renforcement des compétences en matière de dragage des retenues d'eau, une technique cruciale pour maintenir la capacité de stockage des barrages face à l'envasement. Le programme a également permis d'améliorer le suivi qualitatif et quantitatif des eaux de surface et souterraines, fournissant ainsi des données essentielles pour la planification nationale. Ces efforts incluent également le développement de projets pilotes fondés sur des solutions naturelles pour préserver les écosystèmes.
Répondre aux défis climatiques et sociaux
La coopération entre les deux pays intègre désormais une dimension transversale liée à l'adaptation au changement climatique. Les experts néerlandais et burkinabè travaillent conjointement sur quatre axes prioritaires : l'amélioration de la gouvernance, le suivi rigoureux des ressources, le développement d'infrastructures hydrauliques résilientes — telles que les digues et stations de pompage — et l'inclusion sociale. La formation des professionnels, notamment des hydrologues, constitue le socle de cette stratégie pour garantir la durabilité des compétences acquises. En favorisant le partage d'expériences, le programme Blue Deal ambitionne de sécuriser l'accès à une eau propre et suffisante pour les populations, tout en respectant l'équilibre environnemental face à des conditions climatiques de plus en plus imprévisibles.