Une vaste opération de rapatriement est en cours au Burkina Faso pour ramener sur le territoire national des centaines de ressortissants expulsés des sites d'orpaillage en Guinée. Cette mobilisation, coordonnée entre les autorités publiques et le secteur privé du transport, vise à assurer un retour sécurisé et digne aux citoyens burkinabè en situation de détresse.
Une logistique de transport mobilisée à grande échelle
Depuis le 3 novembre 2026, un élan de solidarité s'est organisé autour de la place de la Révolution à Ouagadougou. Environ 200 cars, issus de diverses compagnies de transport, ont été réquisitionnés pour acheminer les ressortissants depuis la frontière guinéo-malienne. Antoine Kaboré, vice-président de la Faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina, souligne l'ampleur de l'engagement des professionnels du secteur, qui se sont mobilisés spontanément pour soutenir l'action gouvernementale. Le dispositif s'étend également à Bobo-Dioulasso, témoignant d'une coordination nationale pour faciliter le transit des rapatriés.
Assistance humanitaire et encadrement gouvernemental
Au-delà du transport, l'État burkinabè a déployé des mesures d'accompagnement immédiat. Le ministère de l'Action humanitaire a acheminé des stocks de vivres, notamment du riz, destinés à subvenir aux besoins des compatriotes dès leur arrivée. Une délégation gouvernementale a également été dépêchée vers le Mali, pays de transit, afin de superviser les opérations sur le terrain et de garantir que le rapatriement s'effectue dans des conditions conformes aux exigences de dignité et de décence prônées par les autorités.
Appel à la vigilance et à la cohésion sociale
Face à cette crise, le gouvernement burkinabè a officiellement appelé la population à la retenue et au calme. Les autorités mettent en garde contre les risques de désinformation et les tentatives de manipulation qui pourraient émerger dans ce contexte sensible. L'objectif affiché est de maintenir la cohésion nationale tout en gérant le retour de ces orpailleurs, dont l'expulsion soudaine de Guinée constitue un défi logistique et social majeur pour les services de l'État.