Face à la persistance de l'incivisme sur les axes routiers, le ministère de la Sécurité du Burkina Faso a officiellement lancé la Brigade de recherches et d’intervention contre l’incivisme routier (BRICIR). Cette nouvelle unité motorisée a pour mission prioritaire de faire respecter le code de la route et d'assurer le recouvrement effectif des amendes générées par le système de vidéoverbalisation.
Un bras armé pour la vidéoverbalisation
Opérationnalisé depuis le 1er août 2026, le dispositif de vidéoverbalisation dispose désormais d'un outil de terrain pour concrétiser ses sanctions. La BRICIR est spécifiquement chargée d'identifier et d'interpeller les usagers qui ne se sont pas acquittés de leurs contraventions après avoir été filmés en infraction. Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a souligné que cette brigade permet de lever l'impunité liée à l'absence physique d'agents aux carrefours, avertissant que les contrevenants pourront être rattrapés plusieurs mois après leurs infractions.
Des missions étendues au-delà du contrôle automatisé
Au-delà du suivi des dossiers issus de la surveillance vidéo, la brigade dispose de prérogatives larges pour réguler la circulation urbaine. Ses effectifs interviendront sur des comportements dangereux tels que les excès de vitesse, les cascades, les mauvais stationnements ainsi que les délits de fuite survenus lors d'accidents. Cette approche marque un tournant dans la stratégie gouvernementale, passant d'une phase de sensibilisation à une phase de répression stricte des dispositions légales.
Une montée en puissance sur le territoire national
Placée sous l'autorité du Service régional de la circulation et de la sécurité routière du Kadiogo, la BRICIR se distingue par une tenue spécifique facilitant son identification immédiate par les usagers. Si le dispositif est actuellement concentré sur la capitale, le gouvernement prévoit déjà son extension. Le ministre a en effet annoncé l'installation progressive de brigades similaires dans les autres chefs-lieux de région, parallèlement à une réflexion sur l'élargissement du projet SMART de vidéoverbalisation à l'échelle nationale.