Le Burkina Faso appelle à une nouvelle ère de coproductions audiovisuelles avec la Chine

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 25 lectures
Le Burkina Faso appelle à une nouvelle ère de coproductions audiovisuelles avec la Chine

Le Burkina Faso mise sur l'innovation audiovisuelle pour transformer ses relations avec la Chine. Lors de la 7e édition du Forum sur la coopération des médias sino-africains à Beijing, le ministre de la Communication, Pengdwendé Gilbert Ouédraogo, a plaidé pour un partenariat dépassant le cadre économique pour s'ancrer dans une dynamique culturelle et technologique partagée.

Vers une coproduction sino-burkinabè

Le gouvernement burkinabè souhaite passer à une étape supérieure dans ses échanges médiatiques avec Pékin. Au-delà des programmes de formation continue, qui permettent déjà à des dizaines de journalistes burkinabè de renforcer leurs capacités en Chine, Ouagadougou ambitionne de lancer des projets de coproduction. L'objectif est de créer des contenus audiovisuels, cinématographiques et numériques qui reflètent les réalités des deux nations. Cette stratégie vise à accroître la visibilité de la culture burkinabè en Chine tout en favorisant une meilleure compréhension des spécificités chinoises au sein de la population burkinabè.

L'innovation technologique au service de la diversité

Face à l'essor de l'intelligence artificielle, le ministre a souligné l'importance d'un encadrement éthique. Si les outils de traduction, de doublage et de sous-titrage sont perçus comme des leviers essentiels pour briser les barrières linguistiques et faciliter la circulation des œuvres, ils ne doivent pas, selon lui, mener à une uniformisation culturelle. Le Burkina Faso insiste sur l'usage de ces technologies pour valoriser les langues nationales africaines et permettre à chaque culture de faire entendre sa voix singulière sur la scène internationale.

La jeunesse comme moteur de la coopération

Le pays entend capitaliser sur son dynamisme culturel, illustré par des événements d'envergure comme le FESPACO, pour intégrer pleinement les industries créatives dans ce partenariat. Le ministre a mis en avant le rôle central de la jeunesse, qu'il considère comme le principal vecteur de cette révolution numérique. La multiplication des résidences artistiques, des incubateurs et des échanges universitaires est présentée comme une nécessité pour faire émerger une nouvelle génération de créateurs capables de conquérir des publics transfrontaliers.

Une vision politique affirmée

Au-delà de l'aspect technique, cette participation à Beijing est l'occasion pour le Burkina Faso de porter sa vision politique sur la scène internationale. Le ministre a réaffirmé l'engagement du pays dans une dynamique de « révolution progressiste populaire » et a souligné que ce partenariat doit impérativement s'inscrire dans une logique « gagnant-gagnant ». En transformant l'innovation des contenus en un instrument de dialogue, Ouagadougou espère renforcer la compréhension mutuelle et bâtir un avenir audiovisuel commun, fondé sur le respect des différences et la prospérité partagée.

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