Le Bureau guinéen du droit d’auteur intensifie la lutte contre le piratage à Conakry

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
Le Bureau guinéen du droit d’auteur intensifie la lutte contre le piratage à Conakry

Le Bureau guinéen du droit d’auteur (BGDA) a officiellement lancé, ce 15 septembre 2026, une campagne de sensibilisation de six jours à Conakry. Cette initiative vise à informer les exploitants d’œuvres protégées sur leurs obligations légales et l’importance du paiement des redevances pour assurer la rémunération des créateurs.

Une offensive de terrain en langues nationales

Pour pallier le manque de compréhension des textes législatifs, souvent rédigés en français, le BGDA a opté pour une approche de proximité. Des créateurs, formés et mandatés par l'institution, sillonnent les communes de Conakry pour aller à la rencontre des tenanciers de commerces, lounges, cliniques et autres établissements diffusant des contenus protégés. L'objectif est de privilégier la pédagogie sur la répression, en expliquant, dans les langues nationales, que chaque redevance non perçue constitue une perte directe de revenus pour les artistes guinéens.

Lutter contre l'économie souterraine du piratage

Moussa Fofana, directeur général du BGDA depuis janvier 2025, souligne l'ampleur du défi face à une industrie du piratage devenue extrêmement lucrative. Selon ses estimations, le volume financier généré par la reproduction illégale de contenus pourrait dépasser les revenus cumulés des créateurs sur une décennie. Cette campagne s'inscrit dans une stratégie plus large de restructuration de l'institution, incluant la digitalisation des processus et l'identification rigoureuse des droits, afin de transformer le droit d'auteur en un levier économique viable pour les acteurs culturels.

Le droit d'auteur comme impératif de droits humains

Le ministère de la Culture et de l’Artisanat soutient cette démarche, rappelant que la protection des intérêts moraux et matériels des auteurs est consacrée par la Déclaration universelle des droits de l’homme. Pour les autorités, cette phase de sensibilisation est une étape préalable indispensable avant toute action coercitive. En clarifiant les obligations des usagers, le gouvernement espère instaurer un climat de conformité où le respect de la propriété intellectuelle devient une norme partagée, protégeant ainsi la création nationale contre l'exploitation illicite.

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