Le Bureau du Procureur spécial (OSP) du Ghana affirme avoir rentabilisé ses investissements publics plus de vingt fois depuis sa création. Face aux appels à une restructuration profonde ou à la dissolution de l'institution, le procureur Kissi Agyebeng a présenté un bilan chiffré visant à démontrer l'efficacité de son action dans la préservation des deniers publics.
Un retour sur investissement massif pour l'État
Lors d'un point presse tenu le 26 août, Kissi Agyebeng a souligné que les économies réalisées par l'OSP dépassent largement les ressources allouées par l'État. Au-delà des poursuites judiciaires, l'institution a sécurisé des recouvrements financiers directs s'élevant à 8,5 millions de cédis ghanéens et 2 millions de dollars américains. Ces chiffres, auxquels s'ajoutent des saisies d'actifs mobiliers et immobiliers en cours de procédure, constituent selon le procureur une preuve tangible de la contribution de l'office à l'assainissement des finances nationales.
Réformes structurelles et protection des actifs
L'action de l'OSP ne se limite pas à la répression, mais s'étend à la protection des actifs stratégiques et à l'optimisation des recettes publiques. L'intervention du Bureau a notamment permis d'éviter la cession de la Tema Oil Refinery (TOR), contribuant ainsi à la reprise des activités de la raffinerie après une longue période d'inactivité. Parallèlement, le secteur douanier a fait l'objet d'une attention particulière : l'institution a mis en place des mécanismes visant à limiter les abus liés au régime des décisions anticipées et à renforcer la transparence des procédures de vente aux enchères des marchandises saisies.
Assainissement du système de paie gouvernemental
L'un des volets les plus significatifs de cette stratégie de lutte contre les fuites financières concerne la gestion du personnel de l'État. Le procureur a révélé que les réformes impulsées par l'OSP au sein du système de paie gouvernemental ont permis d'économiser un peu plus de 100 millions de cédis. En colmatant ces brèches budgétaires, l'institution cherche à démontrer que son existence est indispensable pour prévenir le gaspillage des ressources publiques. Ces résultats sont avancés par M. Agyebeng comme une réponse directe aux critiques remettant en cause la pertinence opérationnelle et la structure actuelle de son bureau.