Le Bureau du Procureur spécial ghanéen défend sa légitimité face aux critiques sur l'affaire Asante Berko

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 19 lectures
Le Bureau du Procureur spécial ghanéen défend sa légitimité face aux critiques sur l'affaire Asante Berko

Le Bureau du Procureur spécial (OSP) du Ghana a formellement rejeté les allégations remettant en cause sa compétence pour mener les investigations locales liées à l'affaire de corruption impliquant Asante Kwaku Berko. Cette prise de position intervient alors que des voix s'élèvent pour contester la capacité de l'institution à traiter ce dossier complexe, malgré son implication directe dans les poursuites menées aux États-Unis.

Une collaboration saluée par le département de la Justice américain

Le Procureur spécial, Kissi Agyebeng, a rappelé que son bureau a joué un rôle déterminant dans la condamnation de l'ancien directeur général de la Tema Oil Refinery (TOR) aux États-Unis. En s'appuyant sur les cadres de coopération juridique internationale, l'OSP a fourni au FBI des éléments de preuve et une assistance d'enquête jugés cruciaux par le département de la Justice américain (DoJ). Pour M. Agyebeng, il est paradoxal de contester l'expertise de son institution alors même que celle-ci a prouvé son efficacité en travaillant de concert avec les autorités fédérales américaines sur ce même dossier.

La remise en question de la compétence institutionnelle

Face à la presse le 26 août, le responsable de l'OSP a dénoncé les arguments avancés par certains officiels suggérant que d'autres institutions seraient plus aptes à gérer le volet ghanéen de l'affaire. Le Procureur a souligné l'incohérence logique de ces critiques, rappelant que l'institution qui a activement contribué à une condamnation internationale est aujourd'hui présentée comme incapable de mener ses propres investigations nationales sur les mêmes faits.

L'impératif de coopération entre agences

Au-delà de la défense de son bilan, Kissi Agyebeng a insisté sur la nécessité d'une synergie entre les agences de renseignement et d'enquête ghanéennes. Il a réaffirmé que la lutte contre la corruption ne doit pas être perçue comme une compétition entre organismes publics, mais comme un effort collectif. Le Procureur a mis en garde contre les risques d'une rivalité institutionnelle, soulignant que le manque de collaboration entre les services de l'État pourrait gravement entraver l'efficacité de la justice et affaiblir la lutte contre les pratiques illicites au sein de l'administration.

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