Le budget de l’État pour 2026‑2027 se construit après un écart notable entre les prévisions de recettes et les recettes réellement perçues en 2025‑2026. Pour combler ce déficit, le nouveau cadre budgétaire mise surtout sur la fiscalité et les dons, tout en réservant une part limitée aux recettes non fiscales et exceptionnelles.
Écart entre prévisions et réalisations du budget 2025‑2026
Lors de l’exécution du budget 2025‑2026, les autorités ont constaté que les recettes attendues n’ont pas été atteintes, créant un déséquilibre entre les recettes prévues et celles effectivement mobilisées. Cette différence, qualifiée d’« écart important », met en lumière les difficultés de prévision dans un contexte économique incertain, où les recettes peuvent être affectées par des facteurs externes tels que les fluctuations des prix des matières premières ou les variations de la conjoncture internationale.
Priorités de financement du budget 2026‑2027
Le projet de budget 2026‑2027 prévoit une hausse globale des ressources de l’État. Cette progression repose principalement sur deux piliers : les recettes fiscales, qui restent la source la plus stable et prévisible, et les dons, qui viennent renforcer les capacités de financement sans alourdir la charge fiscale directe. En revanche, les recettes non fiscales (par exemple, les redevances ou les revenus d’actifs publics) et les recettes exceptionnelles (telles que les transferts ponctuels) sont reléguées à un rôle secondaire, reflétant une volonté de limiter la dépendance à des sources volatiles.
Le rôle des recettes fiscales et des dons
En misant sur la fiscalité, le gouvernement entend exploiter les leviers classiques de la politique budgétaire : impôts directs, taxes sur la consommation et contributions sociales. Les dons, quant à eux, proviennent généralement d’organisations internationales, de partenaires bilatéraux ou de la société civile, et sont souvent conditionnés à des projets spécifiques. Cette combinaison permet d’accroître les ressources disponibles tout en conservant une marge de manœuvre pour orienter les dépenses vers les priorités nationales.
L’accent sur l’investissement et les ressources extérieures
Du côté des dépenses, le budget 2026‑2027 consacre plus de la moitié de son montant à l’investissement, signalant une ambition de soutenir la croissance à moyen terme. Cette part importante d’investissement s’appuie sur une contribution attendue des ressources extérieures, c’est‑à‑dire des financements provenant de bailleurs de fonds, de prêts concessionnels ou de programmes de coopération. Cette stratégie vise à multiplier les effets multiplicateurs de l’investissement public, notamment dans les infrastructures, l’énergie et les technologies, tout en limitant la pression sur les finances publiques nationales.