Le Conseil exécutif des Transports urbains durables (CETUD) met en place, dès le 7 septembre 2026, un programme de tarifs sociaux qui réduit de moitié le coût des titres de transport du BRT pour six catégories d’usagers identifiées comme vulnérables.
Un dispositif soutenu par la Banque mondiale pour favoriser l’inclusion
Ce projet pilote s’inscrit dans la stratégie plus large de la Banque mondiale visant à renforcer l’accès aux services publics essentiels en milieu urbain. En allégeant le prix du transport, le CETUD espère réduire les inégalités de mobilité, améliorer l’accès à l’emploi et à l’éducation, et contribuer à la réduction de la pauvreté dans les villes où le BRT constitue l’épine dorsale du réseau de transport collectif.
Qui bénéficie de la réduction de 50 % ?
Le dispositif cible les usagers inscrits au Registre national unique (RNU) et appartenant à l’une des six catégories suivantes : les femmes chefs de ménage, les personnes en situation de handicap titulaires de la Carte d’Égalité des Chances, les seniors de plus de 60 ans, les élèves et étudiants de moins de 25 ans, les enfants de moins de 15 ans, ainsi que les personnes sans emploi justifiant leur situation. Cette sélection vise à couvrir les groupes les plus exposés aux coûts de déplacement.
Comment déposer sa demande en ligne à partir du 7 septembre
Les bénéficiaires pourront soumettre leur dossier via une plateforme numérique dédiée. Le site propose un guide pas à pas : vérification de l’éligibilité, liste des pièces justificatives à télécharger, et suivi en temps réel de l’avancement de la demande. Une vidéo explicative accompagne les usagers, et un numéro d’assistance (33 859 47 20) reste disponible pour répondre aux questions techniques ou administratives.
Perspectives d’impact sur la mobilité urbaine
En rendant le transport plus abordable, le CETUD anticipe une hausse de la fréquentation du BRT, notamment parmi les jeunes et les personnes à faibles revenus. Cette dynamique devrait alléger la pression sur les transports informels, réduire les embouteillages et contribuer à la diminution des émissions de CO₂ liées aux déplacements individuels. Le suivi des indicateurs d’usage sera crucial pour ajuster le dispositif et envisager son extension à d’autres villes africaines.