Huit mois après une finale de Coupe d’Afrique des Nations restée inachevée, le litige opposant le Maroc au Sénégal demeure en attente d'une décision du Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Cette situation prolongée suscite l'indignation de Walid Regragui, qui pointe du doigt les conséquences désastreuses de cet épisode sur la réputation du football africain à l'échelle internationale.
Un préjudice pour l'image du continent
Pour l'ancien sélectionneur des Lions de l'Atlas, cette finale manquée représente une occasion gâchée de démontrer la montée en puissance des infrastructures et du niveau technique africain. Regragui estime que le spectacle offert, marqué par des interruptions et des tensions, a conforté les critiques extérieures sur le professionnalisme des compétitions continentales. Il souligne que, malgré des stades aux standards mondiaux, le comportement des acteurs sur le terrain a occulté les progrès sportifs réels accomplis par les deux nations au cours des dernières années.
La controverse du retrait des Lions de la Téranga
Au cœur des critiques de Regragui figure la décision de l'équipe sénégalaise de quitter la pelouse lors du penalty accordé à Brahim Diaz. Le technicien marocain juge cette attitude préjudiciable, indépendamment des griefs que chaque partie peut nourrir. Il déplore notamment le manque de retenue des joueurs durant cette interruption, citant l'usage des réseaux sociaux en plein match comme un symbole de ce qu'il considère comme un manque de sérieux, nuisant gravement à la solennité d'une finale continentale.
L'impact sur la concentration des joueurs
Au-delà de l'aspect symbolique, Walid Regragui soulève une question technique sur l'équité sportive. En comparant cette situation à des précédents internationaux, il s'interroge sur l'influence de ces quinze minutes d'arrêt sur la performance des tireurs. Selon lui, de telles interruptions prolongées altèrent inévitablement la préparation mentale et la concentration des athlètes, créant un déséquilibre qui dépasse le cadre du simple fait de jeu. L'attente du verdict du TAS reste désormais le seul levier pour clore ce chapitre qui continue de peser sur le climat du football africain.