Le Bioloon, ce ballon 100 % biodégradable qui veut sauver les océans et les oiseaux

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 17 lectures
Le Bioloon, ce ballon 100 % biodégradable qui veut sauver les océans et les oiseaux

Une doctorante britannique propose une solution écologique aux déchets de ballons, responsables de la mort de millions d’oiseaux et d’animaux marins chaque année. Le Bioloon, un ballon 100 % biodégradable, se décompose en seulement neuf mois, contre plusieurs années pour les modèles traditionnels. Porté par une entrepreneuse soucieuse de durabilité, ce projet pourrait révolutionner les fêtes et inspirer d’autres applications industrielles.

Un déchet mortel pour la faune, un problème sous-estimé

Chaque année, entre 20 et 25 milliards de ballons sont vendus dans le monde, souvent utilisés pour quelques heures avant d’être jetés. Pourtant, leur impact environnemental est dramatique : une étude de l’université de Tasmanie en 2019 les désigne comme le déchet plastique le plus dangereux pour les oiseaux marins, 32 fois plus meurtrier que l’ingestion de plastiques rigides. Les ballons, même étiquetés comme « biodégradables », libèrent en réalité des substances toxiques lors de leur dégradation, menaçant les écosystèmes marins et terrestres.

Le Bioloon : une alternative conçue en laboratoire

Juliana Cumming, doctorante à l’Imperial College London, a mis au point le Bioloon après trois ans de recherches. Contrairement aux ballons classiques, fabriqués à partir de latex naturel mais traités avec des additifs chimiques (soufre, antioxydants) qui bloquent leur biodégradation, le Bioloon utilise un polymère biodégradable mélangé au latex. Résultat : il se décompose intégralement en neuf mois, quel que soit le milieu (sol, eau de mer ou eau douce). « Nous avons testé des centaines de formules avant d’y parvenir », confie Cumming, qui souligne l’absence de toxines dans le processus.

De la fête aux applications médicales : un projet aux multiples usages

L’initiative est née d’un constat personnel : Charlotte Melia, entrepreneuse dans l’événementiel, a investi 35 000 euros pour financer les recherches de Cumming après avoir réalisé que les ballons, malgré leur usage éphémère, généraient des déchets persistants. « Chaque semaine, nous installions des milliers de ballons pour des fêtes, puis nous les jetions. C’était absurde », explique-t-elle. Le Bioloon, commercialisable dès 2028, pourrait aussi inspirer d’autres produits : gants ménagers ou chirurgicaux, vêtements en latex ou préservatifs, tous actuellement fabriqués avec des matériaux non biodégradables.

Un marché en quête de solutions durables

Avec une production annuelle de 20 à 25 milliards de ballons, le secteur des décorations festives représente un défi environnemental majeur. Les inventeurs du Bioloon misent sur une adoption progressive, notamment dans les pays où la réglementation sur les plastiques se durcit. Leur procédé breveté pourrait aussi attirer l’attention des industriels cherchant à verdir leurs chaînes de production. Une chose est sûre : si le Bioloon tient ses promesses, il pourrait devenir un symbole de la transition écologique dans les fêtes et bien au-delà.

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