Le bilan financier de Peter Obi à Anambra au cœur d'une vive polémique politique au Nigeria

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 27 lectures
Le bilan financier de Peter Obi à Anambra au cœur d'une vive polémique politique au Nigeria

La gestion financière de l'ancien gouverneur de l'État d'Anambra, Peter Obi, fait l'objet d'une controverse majeure à l'approche de l'échéance présidentielle de 2027. Le conseil de campagne du All Progressives Congress (APC) exige désormais le retrait de la candidature de M. Obi, s'appuyant sur des données officielles de l'État d'Anambra qui contredisent ses affirmations passées sur l'absence de dettes à la fin de son mandat en 2014.

La réalité des emprunts extérieurs

Le cœur du litige repose sur des documents financiers publiés par le gouvernement actuel d'Anambra. Selon ces données, l'administration Obi aurait contracté huit emprunts extérieurs entre 2007 et 2013, totalisant 123,7 millions de dollars. Au 30 juin 2026, le solde impayé de ces dettes, destinées à des projets de santé, d'éducation et de gestion de l'érosion, s'élevait à environ 92,35 millions de dollars, soit 127,37 milliards de nairas. Ces chiffres viennent infirmer la promesse réitérée de l'ancien gouverneur, qui avait publiquement affirmé avoir quitté ses fonctions sans laisser de passif financier à son successeur.

Désaccord sur les arriérés sociaux

Au-delà des emprunts, la polémique s'étend aux obligations sociales. Le commissaire à l'Information d'Anambra, Law Mefor, a contesté l'affirmation de M. Obi selon laquelle aucun salaire, pension ou gratification n'était dû à son départ. L'administration actuelle affirme avoir dû apurer 22 milliards de nairas d'arriérés de gratifications, tout en citant des litiges persistants concernant les salaires des employés de l'ancienne société des eaux et des enseignants du primaire. De son côté, Peter Obi maintient avoir systématiquement réglé les dettes historiques avant de quitter le pouvoir.

Un enjeu de crédibilité politique

Le conseil de campagne de l'APC a saisi cette opportunité pour remettre en question l'intégrité de l'ancien gouverneur. En rappelant que M. Obi avait lui-même lancé un défi public, promettant de se retirer de la course présidentielle si la preuve d'une dette était établie, le parti au pouvoir accentue la pression. Si l'existence de ces emprunts est désormais documentée par les rapports du Bureau de la gestion de la dette, la portée politique de cette affaire reste un point de tension majeur, transformant le bilan de gestion locale en un argument central de la campagne nationale.

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