Le gouvernement béninois intensifie sa stratégie d'inclusion sociale en déployant la carte d'égalité des chances. Ce document administratif, encadré par la loi de 2017, permet aux personnes en situation de handicap d'accéder à un ensemble de mesures préférentielles visant à garantir leur autonomie et leur pleine participation à la vie nationale.
Une évaluation standardisée du handicap
Le dispositif repose sur une identification formelle du taux d'incapacité, définie par l'arrêté du 18 juin 2024. Cette classification, allant de légère à sévère, permet aux autorités de calibrer précisément l'accompagnement nécessaire. En centralisant ces données, le ministère de la Famille et de l'Action sociale assure une traçabilité indispensable pour orienter les politiques publiques vers les besoins réels des citoyens concernés.
Des mesures concrètes pour l'éducation et l'emploi
La carte ouvre droit à des aménagements significatifs dans le parcours académique et professionnel. Les apprenants bénéficient notamment d'un temps de composition majoré d'un tiers lors des examens et d'une dérogation d'âge de cinq ans pour les concours et bourses. Sur le marché du travail, l'État réserve 5 % des postes de la fonction publique aux titulaires de la carte, tout en facilitant leur accès aux financements via le fonds national de microfinance pour soutenir l'entrepreneuriat.
Allègements fiscaux et accès aux services
Au-delà de l'insertion professionnelle, le dispositif prévoit des mesures d'allègement logistique. Les bénéficiaires sont exonérés de taxes et de droits de douane sur l'importation de matériel de mobilité, comme les fauteuils roulants ou les prothèses. Des gratuités ciblées, notamment dans les infrastructures aéroportuaires, ainsi qu'un accès facilité aux services de santé, de transport et de culture, complètent cet arsenal destiné à lever les barrières quotidiennes.
Simplification des démarches administratives
Pour obtenir ce document, les citoyens doivent constituer un dossier auprès des guichets uniques de protection sociale de leur localité. L'étape cruciale demeure l'obtention d'un certificat médical spécial, délivré gratuitement par des médecins agréés par le ministère de la Santé. Cette procédure, désormais décentralisée, vise à garantir l'objectivité de l'évaluation tout en rapprochant les services de l'administration des populations, favorisant ainsi une adoption plus large du dispositif sur l'ensemble du territoire.