La gestion des ressources en eau du fleuve Sénégal fait l'objet d'une surveillance accrue alors que les stations hydrologiques enregistrent des variations divergentes. Si le niveau des eaux progresse à Matam, la tendance est à la décrue à Bakel, marquant une situation globale nettement plus maîtrisée que lors de la période correspondante l'an dernier.
Une remontée progressive observée à Matam
À la station de Matam, le bulletin hydrologique de la Brigade des ressources en eau de Saint-Louis, daté du 12 octobre, confirme une hausse continue du niveau du fleuve. Après avoir atteint 7,19 m, le plan d'eau a progressé de 2 cm en 24 heures. Cette dynamique s'inscrit dans une tendance de remontée rapide, le niveau ayant gagné près de 49 cm en six jours. Malgré cette progression, le fleuve demeure à 81 cm sous la cote d'alerte fixée à 8 m, une situation qui contraste avec les 8,84 m enregistrés à la même période en 2023.
Décrue amorcée à Bakel et stabilité en aval
À l'inverse, la station de Bakel affiche une baisse significative du plan d'eau, qui s'établit désormais à 7,40 m. Ce recul de 52 cm en une seule journée place le fleuve bien en deçà de sa cote d'alerte, située à 10 m. En aval, la situation reste modérée : les stations de Podor et de Richard-Toll enregistrent des hausses légères, respectivement de 5 cm et 3 cm, se maintenant sous leurs seuils d'alerte respectifs de 5 m et 3,35 m.
Un suivi rigoureux des seuils d'alerte
L'ensemble du bassin du fleuve Sénégal fait l'objet d'un suivi constant pour anticiper tout risque lié aux crues. À Saint-Louis, le niveau demeure stable à 1,07 m, une mesure qui reste largement inférieure à la cote d'alerte de 1,75 m. Ces données, centralisées par les autorités compétentes, permettent d'évaluer l'évolution des débits et d'ajuster la gestion des infrastructures hydrauliques le long du cours d'eau, garantissant ainsi une meilleure prévention des risques pour les populations riveraines.