La situation hydrologique du fleuve Gambie et de ses affluents est marquée par une phase de décrue généralisée. Selon le bulletin du 28 octobre 2026 émis par la Brigade des ressources en eau de Tambacounda-Kédougou, aucun seuil d'alerte n'est atteint, permettant aux autorités de maintenir une vigilance verte sur l'ensemble des stations de mesure.
Une baisse généralisée des niveaux d'eau
Les relevés hydrologiques confirment un recul constant des hauteurs d'eau sur l'ensemble du bassin. À Kédougou et Mako, le niveau a diminué respectivement de 6 et 7 centimètres en 24 heures. Cette tendance est plus prononcée dans d'autres zones de suivi : à Simenti, le niveau a reculé de 24 centimètres, tandis qu'à Gouloumbou, la baisse atteint 48 centimètres. Les affluents, tels que ceux observés à Diaguiri et Niokolokoba, suivent cette même dynamique de retrait, avec des baisses respectives de 6 et 47 centimètres.
Absence de risques hydrologiques
Malgré ces variations quotidiennes, les autorités confirment que la situation demeure sous contrôle. Les hauteurs d'eau enregistrées restent largement inférieures aux cotes d'alerte définies pour chaque station. À titre d'exemple, le niveau à Simenti se situe à 8,63 mètres sous son seuil critique, tandis qu'à Gouloumbou, la marge de sécurité est de 4,22 mètres. Cette stabilité permet aux services de l'État de maintenir une vigilance verte, indiquant l'absence de menace immédiate pour les populations riveraines.
Comparaison avec les données de 2025
L'analyse comparative avec les relevés du 28 octobre 2025 révèle des disparités locales significatives. Si la plupart des stations, notamment à Kédougou, Mako et Niokolokoba, affichent des niveaux inférieurs à ceux de l'année précédente — avec un écart atteignant 1,35 mètre à Niokolokoba —, la station de Gouloumbou fait figure d'exception. À cette localité, le niveau actuel de 7,78 mètres dépasse de 2,74 mètres la mesure enregistrée à la même période en 2025. Ces données soulignent l'importance d'un suivi continu des ressources en eau pour anticiper les variations saisonnières et gérer durablement les infrastructures hydrauliques du bassin.