Le barreau marocain durcit son mouvement et suspend ses activités jusqu'en octobre

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 35 lectures
Le barreau marocain durcit son mouvement et suspend ses activités jusqu'en octobre

L'Association des barreaux du Maroc (ABAM) a acté la poursuite de sa grève générale, suspendant l'ensemble de ses prestations professionnelles et de l'assistance judiciaire. Ce mouvement de contestation, qui paralyse une partie du système judiciaire national, est maintenu jusqu'à l'ouverture de la session parlementaire d'automne, prévue le 9 octobre prochain.

Un bras de fer prolongé contre la loi 66.23

Depuis la mi-juin, les avocats marocains multiplient les actions pour exprimer leur opposition frontale aux dispositions de la loi n° 66.23, qui encadre désormais l'organisation de leur profession. Le texte, déjà promulgué au Bulletin Officiel, est au cœur d'un conflit durable entre les instances représentatives des robes noires et les autorités législatives. Cette suspension totale des activités, décidée à l'issue d'une réunion du bureau exécutif de l'ABAM, marque une volonté de maintenir la pression sur les pouvoirs publics.

Une stratégie d'attente face au calendrier politique

La décision de prolonger le mouvement jusqu'au 9 octobre n'est pas fortuite : elle correspond au deuxième vendredi du mois, date constitutionnelle de l'ouverture de la session d'automne du Parlement. En choisissant cette échéance, les avocats placent leur revendication au centre de l'agenda politique. Le bureau de l'ABAM, représenté notamment par le bâtonnier du barreau de Casablanca, Mohamed Hissi, a confirmé que cette position restera inchangée dans l'attente de la mise en place du nouveau gouvernement, qui sera issu des élections législatives prévues le 23 septembre.

Conséquences sur l'accès à la justice

La poursuite de cette grève, qui inclut l'arrêt de l'assistance judiciaire, soulève des enjeux majeurs pour le fonctionnement des tribunaux et le droit à la défense des justiciables. En gelant leurs prestations, les avocats cherchent à obtenir une révision ou une abrogation des points litigieux de la loi n° 66.23. L'évolution de ce dossier reste suspendue aux prochaines interactions entre les représentants de la profession et les nouveaux décideurs politiques qui émergeront du scrutin de fin septembre.

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