Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré lors du Conseil de sécurité de l’ONU que Moscou ne prévoyait aucune interruption de son « opération militaire spéciale » en Ukraine. Cette affirmation intervient alors que l’Ukraine et les États‑Unis réclament un cessez‑le‑feu avant l’hiver et que de nouvelles frappes russes font des victimes.
Lavrov insiste sur la continuité de l’offensive russe
Devant les diplomates réunis à New York, Lavrov a rappelé que la Russie ne « fera pas de pause » dans son action militaire, qualifiant les demandes de pause de l’Europe comme une tentative d’obtenir davantage d’armes pour l’Ukraine. Il a souligné que, selon Moscou, la dynamique du conflit ne pouvait être interrompue sans compromettre les objectifs stratégiques russes.
Le ministre a également reproché à l’Occident d’utiliser toute éventuelle trêve comme un levier pour renforcer l’appui militaire à Kiev, renforçant ainsi la méfiance entre les deux blocs.
Kiev et Washington pressent un cessez‑le‑feu avant l’hiver
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué être disposé à suspendre les frappes contre les installations énergétiques russes, à condition que la Russie fasse de même en Ukraine. Cette proposition a été évoquée lors d’une rencontre avec le président américain Donald Trump, qui a suggéré que des accords de désescalade pourraient être finalisés plus tôt que prévu.
Les deux dirigeants insistent sur l’urgence d’arrêter les combats avant l’arrivée des conditions climatiques hivernales, estimant que la poursuite du conflit pourrait aggraver les crises humanitaires et économiques dans la région.
Nouvelles frappes russes et leurs conséquences humaines
Dans la même journée, les autorités ukrainiennes ont signalé des attaques ciblant des infrastructures de transport civil, notamment des stations‑service, des voies ferrées et la navigation maritime. Au moins deux personnes ont perdu la vie dans ces opérations.
Ces incidents illustrent la persistance d’une escalade militaire malgré les appels à la modération, et ils compliquent les efforts diplomatiques en cours pour instaurer un climat propice à des négociations de paix.