L'avocate Alice Nkom conteste en appel sa condamnation dans le dossier du REDHAC à Douala

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 27 lectures
L'avocate Alice Nkom conteste en appel sa condamnation dans le dossier du REDHAC à Douala

Figure emblématique du barreau camerounais et présidente du conseil d'administration du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC), Me Alice Nkom a formellement annoncé son intention de faire appel. Cette décision fait suite au verdict rendu le 21 septembre 2026 par le tribunal de première instance de Douala-Bonanjo, qui l'a reconnue coupable de bris de scellés au siège de l'organisation.

Une condamnation judiciaire contestée

Le tribunal a prononcé une peine d'un an d'emprisonnement avec sursis assortie d'une période probatoire de cinq ans. Outre cette sanction pénale, l'avocate a été condamnée au paiement d'une amende de 500 000 FCFA, complétée par 62 100 FCFA au titre des dépens. En raison de son âge, la mesure de contrainte par corps n'a pas été retenue par la juridiction. L'affaire trouve son origine dans l'apposition de scellés par l'administration territoriale sur les locaux du REDHAC à Douala, une mesure que l'avocate a contestée en procédant à leur retrait.

La stratégie juridique de la défense

Face à cette décision, Me Alice Nkom a exprimé sa volonté de poursuivre la procédure devant les instances supérieures. Affirmant sa détermination à « plaider le droit », elle a indiqué que son équipe juridique se préparait pour l'étape de la cour d'appel. L'avocate n'exclut pas, en cas d'issue défavorable, de porter l'affaire devant la Cour suprême, soulignant ainsi sa volonté d'épuiser toutes les voies de recours légales disponibles pour contester les fondements de cette condamnation.

Un contexte politique sous tension

Cette affaire judiciaire s'inscrit dans un climat politique marqué par les suites de l'élection présidentielle du 12 octobre 2025. Me Alice Nkom occupe une position publique notable en tant que porte-parole d'Issa Tchiroma Bakary. Ce dernier, actuellement en exil en Gambie, conteste les résultats officiels du scrutin ayant reconduit le président Paul Biya au pouvoir. La dimension politique de cet engagement, couplée à ses activités au sein du REDHAC, confère à ce dossier une résonance particulière dans le débat public camerounais sur l'exercice des libertés et le rôle des défenseurs des droits humains.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.