L'Australie renforce les conditions de séjour des étudiants étrangers et des visas vacances‑travail pour maîtriser la pression sur le logement

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 36 lectures
L'Australie renforce les conditions de séjour des étudiants étrangers et des visas vacances‑travail pour maîtriser la pression sur le logement

Le ministre de l'Intérieur australien, Tony Burke, a annoncé le 17 septembre de nouvelles restrictions pour les étudiants étrangers et les détenteurs de visas vacances‑travail, dans un contexte où plusieurs pays occidentaux resserrent leurs dispositifs d'immigration temporaire.

Des restrictions ciblées sur les étudiants étrangers

Le pays accueille aujourd'hui environ 753 000 étudiants étrangers, majoritairement en provenance de Chine et d'Inde. Les nouvelles mesures limitent la possibilité de changer de cycle ou de formation dans le seul but de prolonger le séjour. Elles renforcent également les conditions d'admission des membres de la famille, afin de réduire les renouvellements successifs de visas temporaires. Tony Burke a justifié ces mesures par la crise du logement, alors que la migration nette s'établissait à 292 100 personnes sur les douze mois précédant mars 2026.

Le programme vacances‑travail soumis à un tirage au sort

Les jeunes étrangers bénéficiant du visa vacances‑travail verront leurs chances de prolonger leur séjour fortement restreintes. Pour obtenir une deuxième année, les candidats devront toujours satisfaire aux exigences de travail régional, mais l'accès sera limité à 45 000 places attribuées par tirage au sort. La troisième année sera encore plus sélective, avec seulement 5 000 places disponibles, contre 31 000 l'année précédente.

Renforcement des contrôles et capacités d'accueil

Canberra prévoit d'ajouter 100 agents supplémentaires chargés de détecter les dépassements de visa et de recruter 250 places supplémentaires dans les centres de rétention. L'objectif est de mieux contrôler les séjours irréguliers et de prioriser les travailleurs possédant des compétences recherchées dans la construction et le logement, secteurs critiques pour répondre à la pénurie de logements.

Un contexte de resserrement migratoire mondial

Ces mesures s'inscrivent dans une tendance plus large. Le Canada a déjà limité le nombre de permis d'études à 408 000 d'ici 2026, soit 7 % de moins que son objectif de 2025. Le Royaume-Uni refuse depuis mars 2026 certaines demandes de visas étudiants provenant d'Afghanistan, du Cameroun, du Myanmar et du Soudan, tandis que les États‑Unis intensifient le contrôle des candidats en scrutant leurs activités sur les réseaux sociaux. L'Australie rejoint ainsi ses alliés dans un durcissement global des politiques d'immigration temporaire.

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