Une attaque d'une ampleur inédite a frappé l'aéroport international King Khalid de Riyad, causant la mort de 12 personnes et faisant 309 blessés. Cet événement marque une escalade significative dans le conflit régional, entraînant une suspension immédiate des activités aéroportuaires et des mesures de précaution exceptionnelles dans la capitale saoudienne.
Un bilan humain lourd et international
Le bilan officiel fait état de 12 victimes décédées, dont quatre ressortissants saoudiens et huit étrangers, incluant des citoyens originaires des États-Unis, du Bangladesh, d'Égypte, d'Argentine, de Syrie, de Palestine et du Soudan. La prise en charge des 309 blessés a nécessité une mobilisation d'urgence des services hospitaliers de Riyad. Cette attaque est qualifiée par les autorités comme la plus meurtrière enregistrée sur le sol saoudien depuis plus d'une décennie, surpassant les incidents sécuritaires majeurs observés depuis 2015.
La coalition saoudienne pointe la responsabilité des Houthis
La coalition militaire dirigée par Riyad, engagée dans le soutien au gouvernement yéménite, a formellement désigné les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran, comme les auteurs de cette frappe. Parallèlement à l'attaque sur la capitale, les autorités ont rapporté la chute d'un projectile près de l'aéroport de Dammam, dans l'est du pays, ainsi que l'interception d'un autre engin au sud-est de Riyad. Ces incidents simultanés témoignent d'une menace étendue sur les infrastructures stratégiques du royaume.
Conséquences sur les infrastructures et la vie publique
La fermeture de l'aéroport international King Khalid a contraint les autorités à réorganiser le trafic aérien vers d'autres plateformes, comme Djeddah et Dammam. En réponse à l'instabilité sécuritaire, le ministère saoudien de l'Éducation a ordonné le passage à l'enseignement à distance pour tous les établissements scolaires de la capitale durant une semaine. De leur côté, plusieurs représentations diplomatiques étrangères ont émis des consignes de sécurité strictes, recommandant à leur personnel d'éviter les zones aéroportuaires, soulignant la persistance d'un risque élevé pour les ressortissants internationaux présents dans le pays.