La section de l'Université d'État de Gombe du syndicat des enseignants universitaires (ASUU) a officiellement suspendu son projet de grève illimitée. Cette décision, prise à l'issue d'un congrès d'urgence, offre un répit aux autorités locales qui disposent désormais d'un délai courant jusqu'à fin octobre 2026 pour honorer leurs engagements financiers et contractuels.
Un sursis lié à des engagements concrets
La suspension du mouvement fait suite à la réception d'une correspondance officielle du gouvernement de l'État de Gombe concernant l'application d'une nouvelle grille salariale. Parallèlement, un protocole d'accord a été conclu avec la direction de l'université pour le règlement des arriérés de salaires et d'autres droits acquis par le personnel académique. Le président de la section locale, le Dr Mustapha Shehu Muhammad, et le secrétaire, le Dr Aliyu Umar Shelleng, ont acté cette résolution, soulignant que ce délai est une opportunité donnée aux autorités pour régulariser la situation.
Les points de friction financiers
Avant cette résolution, le syndicat avait déposé un ultimatum de 14 jours, menaçant de paralyser totalement les activités académiques. Les revendications portaient sur plusieurs dossiers critiques, notamment les arriérés liés au salaire minimum de 30 000 nairas de 2019, l'ajustement salarial de 25/35 %, ainsi que la mise en œuvre du nouveau salaire minimum de 70 000 nairas. Les indemnités académiques dues (Earned Academic Allowances) et l'application d'un accord national de 2025 constituaient également des points de tension majeurs pour les enseignants.
Une menace de reprise sous directive nationale
Bien que le calme soit revenu sur le campus, la direction syndicale reste vigilante. Le Dr Muhammad a précisé que la suspension est conditionnelle : si les engagements pris par le gouvernement et l'administration universitaire ne sont pas intégralement respectés d'ici la fin octobre 2026, le syndicat se réserve le droit de reprendre son mouvement de grève. Cette position s'inscrit dans la lignée des directives du Conseil exécutif national (NEC) de l'ASUU, qui exige une résolution complète des griefs pour éviter toute perturbation durable du calendrier universitaire.